Connect with us

News

Santé en Guinée: «…dans les départements ministériels, la plupart des fonctionnaires ont refusé notre campagne de vaccination. » dénonce Dr. Sakoba Keita

Publié

le

Sante en Guinée: «…dans les départements ministériels, la plupart des fonctionnaires ont refusé notre campagne de vaccination. » dénonce Dr. Sakoba Keita

Depuis le mois dernier, les contaminations dues a la maladie et les décès ont fortement augmenté. Selon L’ANSS cela est dû au variant Delta qui constitue la troisième vague dans le pays. Lors d’une conférence de presse ce mercredi à Conakry, l’ANSS a fait le point de la situation pandémique en Guinée. 

«⁰ De mars 2020 à maintenant, nous avons analysé 465.155 échantillons, dont 260.1988 se sont révélés positifs. Soit 5,6%. Au cours des quatres dernières semaines 29 districts ont au moins notifier un cas de la maladie.» déclare Dr Sory Condé, responsable département surveillance ANSS.

La vaccination traine toujours le pas dans le pays. Pourtant, Dr Sakoba Keïta, préconise la vaccination comme instrument de lutte efficace contre la propagation du variant Delta: « j’ai  demandé à un des mes agents, d’aller voir les morts de la maladie durant le mois de juillet.  Il a examiné 46 dossiers, des gens qui sont morts à Gbessia pour voir leur statut vaccinal. Sur les 46 il y avaient que 2 cas qui étaient vaccinés, les 44 n’étaient pas vaccinés et les 2 là aussi avaient d’autres maladies qui ont diminués leurs résistances. Ce qui prouve que la vaccination est un élément qui pourra protéger nos citoyens de cette sentence suprême qui est à la mort. » a-t-il expliqué.

Le directeur général de l’ANSS a par la même occasion dénoncé le refus de certains responsables à se faire vacciner:<<J’ai  le regret de vous informez que, dans les départements ministériels, la plupart des fonctionnaires ont refusés notre campagne de vaccination. Les 50% se sont retrouvés à Gbéssia. On a même perdu certains d’entre eux pour refus de la campagne. Je connais des fonctionnaires, ils ont refusés le vaccin dans leurs départements. Ils se sont infectés, infectés l’épouse, infectés les enfants et même la bonne. Pourquoi tu veux que ta maladie soit diffusée comme ça ? » s’est il révulsé.

Le pays fait face à une hausse  considérable des contaminations. Selon L’ANSS, la Guinée s’apprête à réceptionner 300.000 doses du vaccin sinopharme ce jeudi. Ce qui pourrait accélérer la vaccination qui avoisine à peine les 4%.

Kouné Diallo pour Kumpital.com 

Lettre Ouverte

Sénégal 🇸🇳 | Nationalité et discrimination : Boubou Senghote interpelle le président Diomaye Faye sur le sort des Peuls dans une lettre ouverte

Publié

le

Par

Continuer à lire

News

🇸🇳 Sénégal : le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo appelle à mettre fin aux discours xénophobes

Publié

le

Par

À l’occasion de sa Déclaration de politique générale (DPG), ce mardi 8 septembre 2026,
le Premier ministre du Sénégal, Ahmadou Al Aminou Lo, a consacré une partie de son
intervention à la montée des discours xénophobes dans le pays. Il a appelé avec fermeté à mettre fin à toute forme de stigmatisation visant les étrangers vivant au Sénégal.Le chef du gouvernement a qualifié la xénophobie de « discours extrêmement dangereux » qui commence, selon lui, à prospérer au « pays de la Teranga ».

« Il faut que ça cesse ! »

Ahmadou Al Aminou Lo a rappelé que le Sénégal est historiquement un pays ouvert, tandis que ses propres ressortissants sont établis dans de nombreux pays à travers le monde.

« Nous ne pouvons pas être ce pays ouvert et qui a des ressortissants partout ailleurs, partout dans le monde. Allez en Alaska, vous verrez des Sénégalais, et qu’un discours de xénophobie prospère. »

Le respect des règles de séjour également évoqué

Tout en condamnant les discours hostiles aux étrangers, le Premier ministre a toutefois insisté sur la nécessité de faire respecter les règles relatives au séjour des ressortissants étrangers présents sur le territoire sénégalais.

Il a notamment pointé des insuffisances dans le dispositif de contrôle aux frontières, expliquant que les systèmes électroniques d’enregistrement ne sont pas encore opérationnels dans l’ensemble des
postes-frontières.

Selon lui, cette situation complique le suivi des entrées et des durées de séjour.

« Les gens rentrent au Sénégal, ils ne sont pas enregistrés. Vous ne pouvez pas savoir qui est resté ici plus de trois mois. »

Le Premier ministre a assuré que cette question constitue une urgence à laquelle le gouvernement entend s’attaquer.

« Cessons cette stigmatisation qui ne nous grandit pas »

Au-delà des mesures administratives, Ahmadou Al Aminou Lo a surtout appelé les Sénégalais à rester fidèles aux valeurs d’ouverture et aux coutumes du pays.

Il a rappelé les nombreux liens familiaux, historiques et culturels qui unissent le Sénégal aux autres peuples de la sous-région, allant jusqu’à évoquer ses propres origines familiales en Mauritanie.

« Beaucoup d’entre nous ont des parents qui viennent de la sous-région. Quand on m’a nommé Premier ministre, on a trouvé un village mauritanien où mes arrière-arrière-grands-parents étaient. C’est ça,
le Sénégal. »

Il a conclu cette séquence par un appel à la fraternité et au refus de la stigmatisation :


« Nous sommes tous métissés. Nous avons tous des parents dans la sous-région. Donc, cessons cette stigmatisation qui ne nous grandit pas. »

À travers cette déclaration, le Premier ministre défend ainsi une ligne reposant sur

deux principes : lutter contre la xénophobie et la stigmatisation, tout en renforçant le contrôle
et le respect des règles de séjour des étrangers au Sénégal.

Continuer à lire

Reportage

Guinée : L’agonie invisible sous le joug des déchets plastiques

Publié

le

Par

DÉCRYPTAGE. Après avoir décroché la 3e place mondiale au prestigieux concours international ePOP, notre journaliste Ibrahima Tanou Diallo a prolongé son enquête sur le terrain. Sacrée lauréate du 1er prix Caméra Citoyenne d’ABLOGUI, découvrez son investigation audiovisuelle choc sur un désastre qui tue notre bétail et menace directement la santé publique en Guinée.

En Guinée, le plastique jetable a cessé d’être une simple commodité pour devenir un poison de masse. Des décharges sauvages de Conakry aux pâturages de l’intérieur du pays, une marée de sacs, de bouteilles et de résidus synthétiques submerge le territoire. Derrière les images récurrentes de rues encombrées se cache une réalité bien plus sombre, documentée de manière inédite dans notre reportage vidéo à découvrir ci-dessous.

Le bétail, première victime d’une faim mortelle

Sur le terrain, les éleveurs tirent la sonnette d’alarme. Faute de gestion des déchets et face à la raréfaction des pâturages propres, le bétail consomme quotidiennement de grandes quantités de plastique mélangées aux restes alimentaires. Les conséquences sont foudroyantes.

« Nous perdons nos bêtes les unes après les autres. Quand on les ouvre après leur mort, leur estomac est transformé en un bloc compact de sacs plastiques impossibles à digérer », témoigne un éleveur impuissant rencontré lors de notre enquête. Les vétérinaires confirment une hausse exponentielle des occlusions intestinales mortelles, décimant une économie pastorale déjà fragile. »

De l’estomac des animaux à nos assiettes : le péril sanitaire

Le problème dépasse largement le cadre environnemental ou économique : il s’agit d’une crise majeure de santé publique. Un professionnel de la santé interpellé dans ce reportage pointe du doigt un effet boomerang terrifiant.

D’une part, les substances toxiques contenues dans ces plastiques s’infiltrent dans la chair et le lait des animaux que nous consommons. D’autre part, la pratique généralisée du brûlage des déchets à l’air libre libère des dioxines hautement cancérigènes dans l’atmosphère, respirées au quotidien par les populations riveraines. L’essor des maladies de peau, des troubles respiratoires et des cancers trouve une part de ses racines dans cette gestion défaillante.

Face aux décrets restés lettre morte, l’urgence d’agir

Malgré les annonces politiques et les textes réglementaires interdisant la production et l’importation d’emballages plastiques non biodégradables, la réalité du marché guinéen reste inchangée. L’absence d’alternatives viables et le manque de structures de recyclage condamnent le pays à l’asphyxie.

Ce reportage, initialement salué par l’association des blogueurs de Guinée pour son utilité publique, refuse le fatalisme. Il pose une question essentielle aux autorités et aux citoyens : combien de vies et de bêtes faudra-t-il sacrifier avant de rompre le cycle infernal du tout-plastique ?

Continuer à lire

Tendances