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Guinée : la société civile et les associations de défense des Droits de l’Homme se felicitent de la chute d’Alpha Condé 

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Depuis la chute  du pouvoir d’Alpha et la prise du pouvoir par le CNRD, les débats vont bon train dans la cité. Populations, acteurs de la société civile, opposants à un troisième mandat se felicitent du coup de force l’armée. Les organisations de défense des Droits humains formulent le vœu de traduire les anciens dignitaires du régime Condé en justice. 

En ce coup de force, le FNDC voit l’aboutissement de son combat contre le 3èm mandat. Pour l’association qui défendait la constitution de 2010, l’heure est venue pour la Guinée de reprendre son destin en main. Le front annonce son soutien total aux hommes forts du pays qui ont mis fin au règne d’Alpha Condé ce 05 septembre 2021. 

« L’événement qui s’est passé, ce n’est pas un coup d’Etat c’est tout simplement l’aboutissement du combat que nous étions entrain de mener pour restaurer un Etat de droit dans ce pays, c’est tout simplement cela. On avait un problème de système et ce système est entrain d’être démonté allons jusqu’au bout. Le combat n’est pas encore terminé. Le combat c’est le système, il faut qu’on démantèle le système, il faut que le système soit hors d’état de nuire. A partir de là, la Guinée respirera et le peuple de Guinée se sentira à lège. Alors il est temps que nous prenions notre destin en main. » Déclare Mamadou Baïlo BARRY, membre du FNDC.

Du côté de la Coalition pour la cour pénale internationale, on  compte désormais traduire en justice tous les coupables de crimes commis sous le pouvoir du président Condé. Pour cette association tant que les dignitaires du régime ne sont pas poursuivis, il représentent encore un danger. 

« En Guinée,  nous ferons en sorte que le système Alpha Condé, parceque tant qu’il seront là il seront nuisibles. Il faut pas avoir la mémoire courte. On ne peut pas faire du neuf avec du vieux. Il faut que tous ce qui  ont été responsables de ces tueries soient traduits devant les tribunaux. Les crimes économiques également,  c’est sont des crimes impresticribles.  Ceux qui  ont volé nos richesses, ceux qui sont allés déposer de l’argent dans les comptes à l’étranger,  nous ferons en sorte que les fonds là soit rapatriés en Guinée. Il n’ont pas droit de se beurrer pendant que nous, nous mourrons dans la misère ce n’est pas possible. » Lance Boussuriou DIALLO, secrétaire à la communication de cette coalition. 

Sur le terrain, le CNRD continue les rencontres avec les acteurs politiques, diplomatiques et de la société civile. Pour le moment, la durée de la transition n’est pas encore déterminée. Dans les jours prochains, les putschistes annoncent la formation d’un gouvernement d’union nationale. 

Kouné Diallo pour Kumpital.com 

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Ousmane Gaoual revient à la charge : «[…] Cellou Dalein n’a aucun pouvoir…pour exclure quelqu’un »

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Décidément Ousmane Gaoual ne digère toujours pas son «exclusion» de l’UFDG. Il l’a une fois encore fait savoir à travers les média ce 29 novembre 2022 en répondant à l’invitation des confrères de Djoma média. 

Le porte-parole du gouvernement n’a manqué de remuer un peu plus le couteau dans la plaie. Il s’attaque directement au président de l’UFDG Cellou Dalein Diallo. Il indique que ce dernier n’a aucun pouvoir selon les textes du parti, pour exclure quelqu’un.

«[…] Je considérais que Cellou est un bon leader parce qu’il est capable de respecter les textes. Ce sont les textes qui régissent les rapports entre les hommes, il y a un statut et un règlement intérieur, là il est chef de parti politique, il ne prend même pas le temps de regarder les textes pour se dire est-ce que j’ai droit de l’exclure, il n’en a pas le droit.» a fait savoir Ousmane Gaoual Diallo. 

Pour le Ministre de Postes et Télécommunications et de l’économie numérique, son exclusion n’a pas suivi la procédure du parti. Il indique qu’il s’agit plutôt d’un règlement de compte qu’une procédure disciplinaire contre sa personne : «Le président de l’UFDG n’a aucun pouvoir qui lui ai donné par les textes de l’UFDG pour exclure quelqu’un. Lorsque vous agissez comme ça, vous faites de l’institution une question personnelle, c’est une déception grave.», 

Malgré l’exclusion prononcée contre lui, Ousmane Gaoual Diallo la considère nulle et sans effet tant que le conseil politique ne s’est pas réuni pour prononcer une décision en ce sens.

Mamadou Ciré Barry pour Kumpital.com

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Arrestation de Guidho Fulbhè : ses avocats ignorent son lieu de détention

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Interpellé le 19 novembre dernier à Sareboïdo dans Koundara, on est toujours sans nouvelle de lui selon ses avocats. Le collectif des avocats de la défense de Mamadou Baïlo Diallo dit Guidho Fulbhè se sont fait entendre dans une déclaration rendue publique ce lundi. 

Dans cette déclaration, le collectif dit ne pas être au courant du motif de “l’enlèvement” et du lieu de détention de l’influenceur Web. Il explique que toutes les démarches pour en savoir davantage sur ce dossier sont restées sans suite. 

Le collectif rappelle que l’arrestation et la détention de Guidho Fulbhè sont faites en violation de toutes les dispositions légales en la matière en vigueur. C’est pourquoi il exigent sa libération tout simplement. 

Ci-joint la déclaration du collectif des avocats chargés de la défense de Mamadou Baïlo Diallo dit Guidho Fulbhè. 

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Conakry : ouverture du cadre de dialogue inclusif inter-guinéen dans la discorde

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Après plusieurs mois de blocage et de tractations, le dialogue inter-guinéen a été lancé ce jeudi à Conakry. Il est présidé par le Premier ministre Bernard Gomou. Malgré les tantatives de rapprochement ces dernières semaines plusieurs grands partis politiques et coalitions étaient absents à cette rencontre. 

Placé sous l’égide de la CEDEAO, l’inauguration du dialogue s’est déroulée en présence du médiateur Thomas Boni Yayi. Elle connaît la présence de plusieurs partis politiques, des acteurs de la société civile, des représentants des institutions républicaines, des diplomates… 

Thomas Boni Yayi, médiateur de la CEDEAO en Guinée

« Les présents travaux qui sont lancés aujourd’hui vont se dérouler jusqu’au 15 décembre 2022. Ils vont commencer par des travaux de groupes thématiques, se poursuivre en plénière, puis suivra la validation en plénière pour une mise en œuvre dans le cadre d’un suivi évaluation dont les contours seront décidés ensemble…», a fait Dr Makalé Traoré, porte-parole des facilitatrices.

Le médiateur de la CEDEAO dans la crise guinéenne, Dr Thomas Boni Yayi a également pris part à cette cérémonie d’ouverture.

Le médiateur de la CEDEAO se félicite de la tenue de ce dialogue tant voulu et souhaité par la Guinée. Il dit espérer que les travaux se poursuivent pour ramener tout le monde à la table. 

Prenant la parole, le Premier ministre Bernard Gomou a tenu à rappeler les termes de référence aux participants : «… vous aurez durant trois semaines du 25 novembre au 15 décembre 2022 à adopter les termes de référence du cadre de dialogue inclusif inter-guinéen et à travailler sur les 13 thématiques retenues. Il s’agit ici de 10 points du chronogramme de la transition validés par la CEDEAO et de trois points additionnels issus de la synthèse des rencontres avec les coalitions politiques et les faîtières des organisations de la société civile qui sont de la problématique de l’exercice en lien avec la justice, de problématique des activités politiques. Les conclusions de ce cadre constitueront de guide durant toute la transition », a-t-il annoncé. 

Les coalitions politiques comme l’ANAD, le RPG-AEC et FNDC-Politique ont décidé de ne pas prendre part à ce dialogue. 

Mamadou Ciré Barry pour Kumpital.com

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