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Guinée : la Société civile dénonce le recyclage de certains dignitaires du régime de l’ancien Président Alpha Condé

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Dans une déclaration rendue publique ce lundi 18 octobre 2021, 14 organisations de la société sont montées au créneau pour attirer l’attention des nouvelles autorités guinéennes sur la nomination de certains dignitaires du régime Condé. Elles invitent le Président de la Transition au respect de ses engagements pris vis-à-vis  de la population guinéenne. 

L’intégralité de la déclaration:

Nous, organisations de la société civile initiatrices de cette déclaration, attirons l’attention du Colonel Mamadi Doumbouya, Président de la Transition, sur l’importance du respect des engagements qu’il a pris devant les Guinéens lors de son discours du jeudi 23 septembre 2021 au Palais du Peuple à Conakry.
A cette occasion, il a clairement exprimé son opposition au recyclage des anciens dignitaires du régime déchu de Monsieur Alpha Condé. Cet engagement fort qui a été salué par l’écrasante majorité du Peuple de Guinée a suscité de l’espoir et mis fin à la crainte d’un retour à la case de départ. Le respect de cet engagement est impératif pour entretenir cet espoir de casser un système qui nous a coûté cher.


C’est pourquoi, le mercredi 13 octobre 2021, nous avons constaté avec beaucoup de regret et d’inquiétude la nomination, au sein d’un Conseil Supérieur de la Défense, de certains hauts gradés de l’armée qui ont activement participé au changement de la Constitution et à la promotion du 3ème mandat.
Nous sommes vivement préoccupés par certaines de ces nominations à de hautes fonctions. Car, le non recyclage ne doit pas concerner uniquement les membres du gouvernement et les autres cadres au sein de l’administration publique. Le même principe doit être valable notamment pour des militaires ayant joué un rôle politique et dont les actes ont contribué au changement de la Constitution et à la promotion du 3ème mandat en Guinée. Nous invitons le Colonel Mamadi Doumbouya à tirer les leçons des nombreuses fausses promesses faites par l’ancien régime dont les conséquences ont été, entre autres, la banalisation de la parole publique et la perte de confiance des populations en leurs dirigeants.
Vu la fragilité du tissu social, nous vous invitons, Monsieur le Président de la Transition, au respect de votre parole de soldat, à la vigilance et la rigueur dans le choix des personnes qui doivent participer à la conduite des affaires publiques pendant cette transition. Nous vous rassurons que la société civile jouera pleinement, à vos côtés, son rôle de veille, d’alerte et de proposition pour la réussite de cette Transition pour le bonheur du Peuple de Guinée.
Ont signé :
1) ABLOGUI 

2) ACTION MINES
3) CELLULE DU BALAI CITOYEN DE GUINÉE
4) FONDATION BA MAMADOU

5) AVIPA

6) RESADEL
7) MOUVEMENT G+
8) WANEP
9) FORUM CIVIL GUINÉEN
10) COFEL
11) OGDH
12) RAJGUI
13) PUBLIEZ CE QUE VOUS PAYEZ
14) REPSFECO

Kouné  DIALLO pour Kumpital.com

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Ousmane Gaoual revient à la charge : «[…] Cellou Dalein n’a aucun pouvoir…pour exclure quelqu’un »

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Décidément Ousmane Gaoual ne digère toujours pas son «exclusion» de l’UFDG. Il l’a une fois encore fait savoir à travers les média ce 29 novembre 2022 en répondant à l’invitation des confrères de Djoma média. 

Le porte-parole du gouvernement n’a manqué de remuer un peu plus le couteau dans la plaie. Il s’attaque directement au président de l’UFDG Cellou Dalein Diallo. Il indique que ce dernier n’a aucun pouvoir selon les textes du parti, pour exclure quelqu’un.

«[…] Je considérais que Cellou est un bon leader parce qu’il est capable de respecter les textes. Ce sont les textes qui régissent les rapports entre les hommes, il y a un statut et un règlement intérieur, là il est chef de parti politique, il ne prend même pas le temps de regarder les textes pour se dire est-ce que j’ai droit de l’exclure, il n’en a pas le droit.» a fait savoir Ousmane Gaoual Diallo. 

Pour le Ministre de Postes et Télécommunications et de l’économie numérique, son exclusion n’a pas suivi la procédure du parti. Il indique qu’il s’agit plutôt d’un règlement de compte qu’une procédure disciplinaire contre sa personne : «Le président de l’UFDG n’a aucun pouvoir qui lui ai donné par les textes de l’UFDG pour exclure quelqu’un. Lorsque vous agissez comme ça, vous faites de l’institution une question personnelle, c’est une déception grave.», 

Malgré l’exclusion prononcée contre lui, Ousmane Gaoual Diallo la considère nulle et sans effet tant que le conseil politique ne s’est pas réuni pour prononcer une décision en ce sens.

Mamadou Ciré Barry pour Kumpital.com

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Arrestation de Guidho Fulbhè : ses avocats ignorent son lieu de détention

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Interpellé le 19 novembre dernier à Sareboïdo dans Koundara, on est toujours sans nouvelle de lui selon ses avocats. Le collectif des avocats de la défense de Mamadou Baïlo Diallo dit Guidho Fulbhè se sont fait entendre dans une déclaration rendue publique ce lundi. 

Dans cette déclaration, le collectif dit ne pas être au courant du motif de “l’enlèvement” et du lieu de détention de l’influenceur Web. Il explique que toutes les démarches pour en savoir davantage sur ce dossier sont restées sans suite. 

Le collectif rappelle que l’arrestation et la détention de Guidho Fulbhè sont faites en violation de toutes les dispositions légales en la matière en vigueur. C’est pourquoi il exigent sa libération tout simplement. 

Ci-joint la déclaration du collectif des avocats chargés de la défense de Mamadou Baïlo Diallo dit Guidho Fulbhè. 

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Conakry : ouverture du cadre de dialogue inclusif inter-guinéen dans la discorde

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Après plusieurs mois de blocage et de tractations, le dialogue inter-guinéen a été lancé ce jeudi à Conakry. Il est présidé par le Premier ministre Bernard Gomou. Malgré les tantatives de rapprochement ces dernières semaines plusieurs grands partis politiques et coalitions étaient absents à cette rencontre. 

Placé sous l’égide de la CEDEAO, l’inauguration du dialogue s’est déroulée en présence du médiateur Thomas Boni Yayi. Elle connaît la présence de plusieurs partis politiques, des acteurs de la société civile, des représentants des institutions républicaines, des diplomates… 

Thomas Boni Yayi, médiateur de la CEDEAO en Guinée

« Les présents travaux qui sont lancés aujourd’hui vont se dérouler jusqu’au 15 décembre 2022. Ils vont commencer par des travaux de groupes thématiques, se poursuivre en plénière, puis suivra la validation en plénière pour une mise en œuvre dans le cadre d’un suivi évaluation dont les contours seront décidés ensemble…», a fait Dr Makalé Traoré, porte-parole des facilitatrices.

Le médiateur de la CEDEAO dans la crise guinéenne, Dr Thomas Boni Yayi a également pris part à cette cérémonie d’ouverture.

Le médiateur de la CEDEAO se félicite de la tenue de ce dialogue tant voulu et souhaité par la Guinée. Il dit espérer que les travaux se poursuivent pour ramener tout le monde à la table. 

Prenant la parole, le Premier ministre Bernard Gomou a tenu à rappeler les termes de référence aux participants : «… vous aurez durant trois semaines du 25 novembre au 15 décembre 2022 à adopter les termes de référence du cadre de dialogue inclusif inter-guinéen et à travailler sur les 13 thématiques retenues. Il s’agit ici de 10 points du chronogramme de la transition validés par la CEDEAO et de trois points additionnels issus de la synthèse des rencontres avec les coalitions politiques et les faîtières des organisations de la société civile qui sont de la problématique de l’exercice en lien avec la justice, de problématique des activités politiques. Les conclusions de ce cadre constitueront de guide durant toute la transition », a-t-il annoncé. 

Les coalitions politiques comme l’ANAD, le RPG-AEC et FNDC-Politique ont décidé de ne pas prendre part à ce dialogue. 

Mamadou Ciré Barry pour Kumpital.com

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