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Guinée : «le président Alpha Condé m’a compris mais il ne m’a pas écouté…» Déclare le Juriste Mohamed Camara

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Juriste et ancien cadre du ministère des Affaires Etrangères sous l’ère Alpha Condé, Mohamed Camara a beaucoup été critiqué pour son mutisme face à certains sujets du régime Condé. Amené  à répondre de certaines accusations dans l’opinion publique formulées contre lui, Mohamed Camara est revenu sur plusieurs autres sujets juridiques posés par le régime en place ainsi que ces conditions de travail et sa relation avec Alpha Condé l’ex président.

Pour lui, la question de la légalité ou pas de la charte de la transition n’est pas à l’ordre du jour. A partir du moment où celle-ci vient après que des personnes aient tripatouillé des textes de lois déjà Etablis  et qu’elle intervienne durant une période d’exception. Il félicite par ailleurs, les rédacteurs de cette charte même s’il reconnait qu’ « une œuvre humaine n’est jamais parfaite. » Au sein de l’opinion publique des voix commencent à s’interroger sur la légalité de prêter serment sur une charte de transition qui ne délimite pas celle-ci. Pour Mohamed Camara, il est d’ailleurs prudent de ne pas en définir dans la précipitation la durée  au risque de se prendre à sa propre corde au cou.

Parlant de son poste au Ministère des Affaires Etrangères, il affirme que celui-ci n’étais plus en phase avec la personne qu’il est. C’est à juste titre d’ailleurs que le président l’a limogé en lui permettant de faire sa thèse. Pourtant, Mohamed Camara n’en veut à personne, mieux il est très reconnaissant envers Alpha Condé. Il estime tout de même que ce dernier a cessé de l’écouter quand sont intervenus les petits jeux politiques à la veille du 3ème mandat.

« D’ailleurs, je remercie l’ex président Alpha Condé de m’avoir nommé par trois fois de suite. On fait exprès dans la vie d’être ingrat. Moi le président Alpha m’a compris mais il ne m’a pas écouté. La nuance est importante. Il m’a compris parce qu’il m’a enlevé de mon dernier poste en me mettant en cohérence avec moi-même….L’occasion m’était donné pour que je me taise pour faire ma thèse…Le président Alpha ne m’a pas consulté par rapport au le 3ème mandat par contre d’autres personnes m’ont consulté » Déclare le juriste Mohamed Camara

Mamadou Ciré BARRY pour Kumpital.com

Lettre Ouverte

Sénégal 🇸🇳 | Nationalité et discrimination : Boubou Senghote interpelle le président Diomaye Faye sur le sort des Peuls dans une lettre ouverte

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🇸🇳 Sénégal : le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo appelle à mettre fin aux discours xénophobes

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À l’occasion de sa Déclaration de politique générale (DPG), ce mardi 8 septembre 2026,
le Premier ministre du Sénégal, Ahmadou Al Aminou Lo, a consacré une partie de son
intervention à la montée des discours xénophobes dans le pays. Il a appelé avec fermeté à mettre fin à toute forme de stigmatisation visant les étrangers vivant au Sénégal.Le chef du gouvernement a qualifié la xénophobie de « discours extrêmement dangereux » qui commence, selon lui, à prospérer au « pays de la Teranga ».

« Il faut que ça cesse ! »

Ahmadou Al Aminou Lo a rappelé que le Sénégal est historiquement un pays ouvert, tandis que ses propres ressortissants sont établis dans de nombreux pays à travers le monde.

« Nous ne pouvons pas être ce pays ouvert et qui a des ressortissants partout ailleurs, partout dans le monde. Allez en Alaska, vous verrez des Sénégalais, et qu’un discours de xénophobie prospère. »

Le respect des règles de séjour également évoqué

Tout en condamnant les discours hostiles aux étrangers, le Premier ministre a toutefois insisté sur la nécessité de faire respecter les règles relatives au séjour des ressortissants étrangers présents sur le territoire sénégalais.

Il a notamment pointé des insuffisances dans le dispositif de contrôle aux frontières, expliquant que les systèmes électroniques d’enregistrement ne sont pas encore opérationnels dans l’ensemble des
postes-frontières.

Selon lui, cette situation complique le suivi des entrées et des durées de séjour.

« Les gens rentrent au Sénégal, ils ne sont pas enregistrés. Vous ne pouvez pas savoir qui est resté ici plus de trois mois. »

Le Premier ministre a assuré que cette question constitue une urgence à laquelle le gouvernement entend s’attaquer.

« Cessons cette stigmatisation qui ne nous grandit pas »

Au-delà des mesures administratives, Ahmadou Al Aminou Lo a surtout appelé les Sénégalais à rester fidèles aux valeurs d’ouverture et aux coutumes du pays.

Il a rappelé les nombreux liens familiaux, historiques et culturels qui unissent le Sénégal aux autres peuples de la sous-région, allant jusqu’à évoquer ses propres origines familiales en Mauritanie.

« Beaucoup d’entre nous ont des parents qui viennent de la sous-région. Quand on m’a nommé Premier ministre, on a trouvé un village mauritanien où mes arrière-arrière-grands-parents étaient. C’est ça,
le Sénégal. »

Il a conclu cette séquence par un appel à la fraternité et au refus de la stigmatisation :


« Nous sommes tous métissés. Nous avons tous des parents dans la sous-région. Donc, cessons cette stigmatisation qui ne nous grandit pas. »

À travers cette déclaration, le Premier ministre défend ainsi une ligne reposant sur

deux principes : lutter contre la xénophobie et la stigmatisation, tout en renforçant le contrôle
et le respect des règles de séjour des étrangers au Sénégal.

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Reportage

Guinée : L’agonie invisible sous le joug des déchets plastiques

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DÉCRYPTAGE. Après avoir décroché la 3e place mondiale au prestigieux concours international ePOP, notre journaliste Ibrahima Tanou Diallo a prolongé son enquête sur le terrain. Sacrée lauréate du 1er prix Caméra Citoyenne d’ABLOGUI, découvrez son investigation audiovisuelle choc sur un désastre qui tue notre bétail et menace directement la santé publique en Guinée.

En Guinée, le plastique jetable a cessé d’être une simple commodité pour devenir un poison de masse. Des décharges sauvages de Conakry aux pâturages de l’intérieur du pays, une marée de sacs, de bouteilles et de résidus synthétiques submerge le territoire. Derrière les images récurrentes de rues encombrées se cache une réalité bien plus sombre, documentée de manière inédite dans notre reportage vidéo à découvrir ci-dessous.

Le bétail, première victime d’une faim mortelle

Sur le terrain, les éleveurs tirent la sonnette d’alarme. Faute de gestion des déchets et face à la raréfaction des pâturages propres, le bétail consomme quotidiennement de grandes quantités de plastique mélangées aux restes alimentaires. Les conséquences sont foudroyantes.

« Nous perdons nos bêtes les unes après les autres. Quand on les ouvre après leur mort, leur estomac est transformé en un bloc compact de sacs plastiques impossibles à digérer », témoigne un éleveur impuissant rencontré lors de notre enquête. Les vétérinaires confirment une hausse exponentielle des occlusions intestinales mortelles, décimant une économie pastorale déjà fragile. »

De l’estomac des animaux à nos assiettes : le péril sanitaire

Le problème dépasse largement le cadre environnemental ou économique : il s’agit d’une crise majeure de santé publique. Un professionnel de la santé interpellé dans ce reportage pointe du doigt un effet boomerang terrifiant.

D’une part, les substances toxiques contenues dans ces plastiques s’infiltrent dans la chair et le lait des animaux que nous consommons. D’autre part, la pratique généralisée du brûlage des déchets à l’air libre libère des dioxines hautement cancérigènes dans l’atmosphère, respirées au quotidien par les populations riveraines. L’essor des maladies de peau, des troubles respiratoires et des cancers trouve une part de ses racines dans cette gestion défaillante.

Face aux décrets restés lettre morte, l’urgence d’agir

Malgré les annonces politiques et les textes réglementaires interdisant la production et l’importation d’emballages plastiques non biodégradables, la réalité du marché guinéen reste inchangée. L’absence d’alternatives viables et le manque de structures de recyclage condamnent le pays à l’asphyxie.

Ce reportage, initialement salué par l’association des blogueurs de Guinée pour son utilité publique, refuse le fatalisme. Il pose une question essentielle aux autorités et aux citoyens : combien de vies et de bêtes faudra-t-il sacrifier avant de rompre le cycle infernal du tout-plastique ?

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