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Conakry: Le gouvernement tient son conseil des ministres dans un climat de crise post électorale
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il y a 5 ansle
Conakry: Le gouvernement tient son conseil des ministres dans un climat de crise post électorale
Voici le compte rendu des discussions qui ont eu lieu entre les ministres et le président Alpha Condé
Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 05 novembre 2020, de 10h à 12h, avec l’ordre du Jour suivant :
MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
COMPTE RENDU DES SESSIONS ORDINAIRES ET EXTRAORDINAIRE DU CONSEIL INTERMINISTÉRIEL DES 25 AOUT, DU 22 SEPTEMBRE, DES 03 ET 04 NOVEMBRE 2020.
III. QUESTIONS DIVERSES
Au titre du premier point de l’ordre du jour,
Le Président de la République a rappelé ses instructions relatives au respect par les membres du Gouvernement des règles administratives leur interdisant l’utilisation informelle de collaborateurs non nommés par Décret au détriment de ceux occupent des fonctions officielles, dans les différents services de leurs départements respectifs
Le Chef de l’état a réitéré son attachement au principe de la préférence nationale consacré par la Loi relative au contenu local dans l’attribution de marchés publics, en particulier dans le secteur des Travaux Publics, dans le but d’aider à l’émergence d’entreprises guinéennes dotées de réelle compétence et de solides expériences
Le Président de la République a donné des directives claires autour de l’impérieuse nécessité de faire coïncider les orientations de la Loi de Finances Rectificative 2020 ainsi que celles de la Loi des Finances Initiale 2021 avec les engagements pris dans le cadre de la mise en œuvre d’une nouvelle gouvernance à la faveur de la Quatrième République initiée par le Référendum constitutionnel et par le Programme du Candidat du RPG à l’élection présidentielle du 18 octobre dernier
Le Chef de l’Etat a insisté sur la nécessité de boucler à la fin de l’année 2020, le programme économique et Financier en cours avec le FMI, de manière à permettre la mise en place en 2021, d’un nouveau programme ouvrant plus de perspectives à notre pays en augmentant par exemple ses capacités d’endettement et en relevant significativement le plafond d’éligibilité aux prêts non concessionnels. Le gouvernement est appelé à veiller attentivement au respect des critères quantitatifs et aux repères structurels convenus avec le FMI.
Le Président de la Républiquea instruit le Gouvernement d’initier une réflexion et une étude autour d’une plus grande implication de l’État dans le processus d’importation et de stockage des hydrocarbures compte tenu du caractère éminemment stratégique des produits pétroliers
Le Chef de l’état a rappelé l’urgence qui s’attache à l’examen par le Gouvernement du projet de Loi de programmation Militaire et à sa transmission dans les meilleurs délais à l’Assemblée Nationale en vue de son adoption et sa mise en vigueur
Le Président de la République a invité les membres du Conseil à rationaliser leurs déplacements à l’étranger et à se faire représenter chaque fois que de besoin par notre personnel diplomatique dans le pays concerné par les missions officielles. Les économies en découlant pourraient ainsi être affectées à des secteurs sociaux et à des projets porteurs dans la lutte contre la pauvreté
Le Chef de l’état a invité les Ministres à tenir régulièrement les Conseils de cabinet au niveau de leurs départements respectifs afin d’assurer une meilleure circulation de l’information et une coordination plus efficace des différents services
Le Président de la République a vivement encouragé les cadres de l’Administration et les membres du Gouvernement à s’investir dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage afin de contribuer à la croissance de ces secteurs tout en servant de modèles inspirant les paysans à s’approprier des pratiques plus modernes
Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu des sessions ordinaires et extraordinaire du Conseil Interministériel des 25 aout, 22 septembre, 03 et 04 novembre 2020.
Dans ce cadre, le Conseil a entendu successivement
Le Ministre du Budget qui a présenté une communication relative au projet de mise en place de la télé-déclaration et du télépaiement des impôts et taxes sur internet (eTax Guinée).
Il a soutenu que dans le cadre de la modernisation, la sécurisation et l’amélioration du recouvrement des impôts et taxes, le Ministère du Budget a mis en place un nouveau système d’information et de gestion de la fiscalité en République de Guinée. Cette nouvelle solution compte deux volets :
– Un portail internet sécurisé permettant aux contribuables de réaliser toutes leurs obligations fiscales en ligne (par la télédéclaration et le télépaiement) ;
– Un logiciel de gestion interne permettant d’automatiser les tâches quotidiennes des agents de la Direction des Impôts et d’améliorer le contrôle des contribuables.
Le Ministre a indiqué, qu’avec eTax, les objectifs mesurables suivants pourraient être atteints dès janvier 2021 :
– Une amélioration significative du taux de pression fiscale en Guinée (atteindre les 15% fixés par le Gouvernement ;
– Un élargissement de l’assiette fiscale et des assujettis pour que tous les redevables à l’impôt soient identifiés et suivis ;
– Un développement du civisme fiscal avec des impositions automatisées et des règles automatiques s’appliquant à tous les contribuables ;
– Une sécurisation et simplification des démarches qui rendent simple et ordinaire le paiement des impôts en République de Guinée ;
– Une amélioration du classement de la Guinée dans le rapport du Doing Business grâce à une meilleure note de la catégorie « Paiement des Impôts ».
Il a informé que les équipes du projet sont en train de finaliser les travaux portant sur :
– La formation des agents de la DNI ;
– La formation des banques et la mise en place des flux en production ;
– La formation des contribuables pilotes.
Le Ministre a également annoncé que la mise en place du Lot 2, d’ici le mois de décembre 2020, se poursuivra jusqu’au 1ertrimestre 2021 en vue de mettre en place tous les modules nécessaires à la réforme de la Direction Nationale des Impôts.
Au terme des débats, le conseil a vivement apprécié l’initiative du Ministre pour cette importante réforme et exprimé tout son appui pour la poursuite du processus.
Monsieur le Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée qui soumis au Conseil un Avant-projet de Loi relative à la lutte contre le Blanchiment de capitaux et le Financement du Terrorisme
Le Gouverneur a rappelé que le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme sont des fléaux qui sapent le développement économique de nos Etats.
D’après les estimations, les ressources issues de blanchiments d’argent représentent un peu plus de 5% du PIB mondial.
Le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme ayant un caractère national et transnational, ils sont devenus des sujets de préoccupations des organisations internationales telles que les Nations Unies, le FMI, le GAFI, et le GIABA au niveau ouest africain.
C’est pourquoi, pour coordonner les efforts nationaux de lutte contre ces fléaux, ces organisations internationales ont édicté des normes et standards internationaux auxquels tous les Etats doivent se conformer. Ils ont également prévu des mécanismes d’évaluation par les pairs pour s’assurer que les Etats s’y conforment effectivement de même que des sanctions, le cas échéant.
Parmi ces normes et standards, il y a les Conventions internationales et les Recommandations du Groupe d’Action Financière (GAFI).
Il est donc demandé à chaque Etat de traduire ces Conventions et Recommandations du GAFI dans son dispositif législatif et réglementaire.
L’avant-projet de Loi qui soumis dans ce cadre au Conseil comprend 150 articles répartis en 14 chapitres.
Entre autres,
Le premier chapitre traite des dispositions généraleset donne l’objet et le champ d’application de la Loi ainsi que les définitions des termes utilisés dans le texte.
Le chapitre II traite des dispositions pénaleset défini les incriminations de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme.
Le Chapitre III traite de la coordination et politiques nationalesen matière de LBC/FT. Dans ce chapitre, il est créé un Comité National de coordination de la LBC/FT dont les missions et la composition seront définies par Décret du PRG.
Le Chapitre IV traite de la mise en œuvre des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Les Chapitres V, VI et VII traitent des mesures de vigilanceque doivent respectivement adopter les Institutions financières, les Entreprises et Professions Non Financières Désignées et les Autorités publiques assujetties, et les Prestataires de Services d’Actifs virtuels.
Le Chapitre VIII traite les Organismes à But Non Lucratif, qui doivent faire l’objet d’enregistrement et de contrôle par le Ministère en charge de l’administration du territoire, en relation avec l’administration fiscale et la CENTIF.
Le Chapitre X traite de la détection de blanchiment de capitaux.
Il est ainsi créé une Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF) qui est une autorité administrative indépendante et placée sous la tutelle de la Banque Centrale de la République de Guinée. Dans l’ancienne Loi, la CENTIF était placée sous la tutelle du Ministère de l’Economie et des Finances.
Le Chapitre XI traite de la Réglementation et de la Supervisiondes entités assujetties.
Le chapitre XII est relatif aux mesures coercitives.
Le Chapitre XIII traite de la Coopération internationale.Toutes les formes de coopération internationale en matière policière et judiciaire et d’entre aide judiciaire internationale sont prévues dans ce projet de Loi, conformément aux dispositions du code de procédures pénales.
Au terme des débats, compte tenu de l’importance de ce projet de Loi pour l’intégrité et la stabilité du système économique et financier guinéen et pour la sécurité nationale, le Conseil a décidé de l’adoption du projet de Loi.
LeMinistre du Budgetqui aprésenté les principales orientations de la politique du gouvernement dans les projets de Loi de Finances Rectificative 2020 et Loi des Finances Initiale 2021.
ØS’agissant de la Loi de Finances Rectificative exercice 2020
Le ministre a souligné d’abord que la préparation du Projet de Loi de Finances Rectificative 2020 s’inscrit dans un contexte marqué par la crise sanitaire mondiale liée à la Maladie et l’organisation de l’élection présidentielle du 18 Octobre 2020 dont les coûts d’ajustement obligent le Gouvernement à réviser la trajectoire de sa politique budgétaire initialement adoptée dans la Loi de Finances 2020.
Il a annoncé les principales hypothèses du PLFR 2020 qui portent sur un taux de croissance économique de 5,2% du PIB, un taux d’inflation moyen de 10,2% et une pression fiscale de 12,02% contre respectivement 6%, 8,6% et 13,7% en Loi de Finances Initiale avec pour résultante un solde budgétaire de base qui se chiffre à -2,34% du PIB contre 0,63% initialement prévu.
Le Ministre a indiqué que la stratégie budgétaire pour 2020 vise à préserver la stabilité macroéconomique, avec une attention particulière portée aux secteurs sociaux de base dont l’éducation, tout en veillant à ce que l’économie guinéenne se remette des effets de la crise à la Maladie.
Il a aussi mis l’accent entre autres sur le programme d’investissement public notamment l’organisation de la coupe d’Afrique des Nations, la poursuite des efforts en faveur des initiatives présidentielles et des réformes d’EDG et l’intensification des efforts de mobilisation des recettes internes.
ØConcernant la Loi de Finances Initiale exercice 2021
Le Ministre a donné les projections budgétaires pour 2021 qui misent sur un taux de croissance économique de 5,5% du PIB, un taux d’inflation moyen de 8% du PIB, un taux de pression fiscale de 12,41% ainsi que le maintien des réserves de la BCRG à plus de trois mois de couverture des importations et une stabilisation du taux de change à 9 996,8 GNF pour 1 Dollar.
Les grandes masses du PLFI 2021 se présentent comme suit : Recettes totales : 23 058,4 Mds, Recettes hors Dons : 21 360,4 Mds, Dépenses : 27 099,6 Mds, Solde : -4 041,2 Mds, Ressources de financement : 7 288,8 Mds, Charges de financement : -3 247,6 Mds.
Il a expliqué que comparées à la LFR 2020, les recettes totales y compris les dons croissent de 8% tandis que les dépenses se maintiennent quasiment à leur niveau de la LFR 2020. Les recettes fiscales enregistrent un accroissement de 21% imputable essentiellement aux impôts sur le commerce extérieur (+41%). L’accroissement des recettes globales est atténué par une importante baisse d’environ 43% des dons attendus en 2021.
Le Ministre du Budget a informé que les dépenses d’investissement devraient croitre de 11% en 2021 tout en restant dans la limite prévue de 5% du PIB. La part des investissements publics financés sur ressources intérieures représenterait 31% du total des dépenses d’investissements contre 69% pour le financement extérieur. La dotation projetée en faveur de l’Agence Nationale d’Inclusion Économique et Sociale (ANIES) se chiffre à 40 milliards et la Mission d’Appui à la Mobilisation des Ressources Intérieures (MAMRI) bénéficie de 50,50 milliards dont 30,50 milliards sur financement extérieur. En ce qui concerne les budgets d’affectation spéciale, il a informé que les allocations s’élèvent à 955,3 Mds, soit un accroissement de 29% par rapport à 2020. Les charges de financement se chiffrent à 3 247,61 Mds soit un accroissement de 44,6% par rapport à 2020.
Au terme des débats, le conseil a apporté son soutien au Ministre et procédé, sous réserve de la prise en compte des observations pertinentes, à l’approbation des deux projets de textes.
Le Ministre des Mines et de la Géologie a fait une communication relative aux conventions ferroviaire et portuaire pour l’évacuation du minerai de fer des blocs I et II de Simandou par Winning consortium Simandou.
Il a rappelé que la Convention de base du projet d’exploitation du gisement des blocs 1 et 2 du Simandou a été promulguée par le Décret No D/2020/143/PRG/SGG du 3 juillet 2020, après l’adoption par l’Assemblée Nationale (par la loi L/2020/004/AN du 26 juin 2020). Cette convention de base incluait les principes généraux sur la réalisation des infrastructures ferroviaires et portuaires. Ces deux conventions soumises au présent Conseil portent sur les conditions particulières de construction des infrastructures concernées. La finalisation de ces conventions complète donc le cadre d’investissement du projet des blocs 1 et 2 Simandou.
Le Ministre a informé le Conseil que le Consortium s’engage ainsi à construire un chemin de fer d’une longueur de 650 à 679 km reliant la mine à un port en eaux profondes d’une capacité de 80 Millions de Tonnes par an (MTPA) situé à Matakang dans la préfecture de Forécariah sur les côtes guinéennes.
Il a rappelé que le cout global du projet est estimé à 15 Milliards de Dollars US pour la mine, les infrastructures et les couts associés, auxquels s’ajoute 1 milliard de Dollars US pour la construction d’une aciérie d’une capacité de 500 000 tonnes. Le montant total des investissements envisagés est estimé à près de 16 milliards USD, repartis de la manière suivante :
1 milliard pour la réalisation de l’infrastructure portuaire ;
5,5 milliards pour la réalisation de l’infrastructure ferroviaire ;
1,5 milliard pour la construction des équipements et installations de la mine ;
7 milliards pour la Phase II du projet pour l’extension de la capacité de la Mine, du port et au doublement de la voie ferrée.
1 milliard pour la construction de l’aciérie d’une capacité de 500 000 tonnes.
Le Ministre a informé que dès fin 2019, l’Investisseur s’est engagé à démarrer les travaux sur quatre axes :
– Reprofilage, réhabilitation et agrandissement de 140 kilomètres de route reliant Kérouané et Kankan ;
– Démarrage de la construction du Camp de Base, des routes d’accès et de l’Aéroport de Kérouané ;
– Phase exploratoire du plateau cible et lancement des études de préfaisabilité ; et
– Démarrage des études et travaux de conception de la voie ferrée.
Ces projets de Conventions négociés entre les représentants de l’Etat Guinéen et ceux de l’Investisseur en présence de leurs Conseils respectifs comportent un certain nombre de dispositions parmi lesquelles figurent les points ci-après :
– Droit applicable et stabilisation fiscale et douanière ;
– Régime fiscal et douanier ;
– Stipulations concernant le régime d’accès des tiers ;
– Le transfert des infrastructures ferroviaires et portuaires à l’Etat.
Le Ministre a souligné que la Société, ses Affiliés et ses Sous-Traitants Exclusifs sont assujettis aux impôts, droits, taxes et redevances fiscales conformément aux dispositions du Code Général des Impôts, du Code Douanier et du Code Minier en vigueur à la date de signature de la Convention. Toutefois, du caractère intégré et industriel du projet et des investissements qu’il requiert, certaines exonérations ont été accordées.
Par ailleurs, les Parties ont admis le principe de la mutualisation dans l’usage des infrastructures tant pour le transport des personnes que des biens.
Enfin, le Ministre a informé que les Infrastructures portuaires seront transférées gratuitement à l’Etat en bon état d’entretien et de fonctionnement à la fin de la Durée des deux conventions qui est de 35 ans.
Au cours des débats, les observations essentielles ont porté sur la nécessité de :
– Veiller à ce que les concessions fiscales soient effectivement justifiées vu la nécessité d’accroissement des revenus de l’Etat, y compris à travers l’identification et le recouvrement des pertes liées aux prix de transfert ;
– Assurer l’application effective des dispositions des conventions et une revue rigoureuse de l’étude de faisabilité ;
– Procéder à une large information et sensibilisation préalable des populations le long du corridor du projet en collaboration avec les autorités locales ;
– Créer une synergie avec le secteur des télécoms pour saisir les éventuelles opportunités de maximisation des bénéfices des fibres optiques existantes ou à réaliser dans le cadre du projet ;
– Finaliser la loi ferroviaire afin de disposer d’un cadre légal approprié dans ce domaine.
Au terme des débats, le Conseil a adopté les deux conventions ferroviaire et portuaire et autorisé leur signature par les Ministres en charge des Mines, du Budget et des Transports
A titre du troisième point de l’ordre du jour
Le Conseil s’est félicité du bon déroulement des opérations de vote le 18 octobre dernier, à l’occasion de l’élection présidentielle. Il s’est particulièrement réjoui du calme et de la sérénité qui ont prévalu, un climat à mettre au compte de la maturité du Peuple de Guinée et de la qualité de l’organisation de ce scrutin.
Le Conseil a cependant déploré les actes d’incivisme et de violence qui ont suivi l’auto proclamation de victoire d’un des candidats et encouragé la justice à aller au terme des procédures judiciaires engagées afin d’identifier et poursuivre devant les tribunaux tous les coupables et commanditaires des crimes et délits qui ont fait de nombreuses victimes et des dégâts matériels considérables.
Le Conseil rappelle aux compétiteurs électoraux que seuls les recours judiciaires prévus dans notre législation sont démocratiques et que toute autre forme de revendication électorale est génératrice de conflits et de violence.
Le Conseil en appelle à l’esprit de civisme et de tolérance de tous afin que soit préservées la paix et la cohésion sociale pour continuer à faire de la Guinée un ilot de stabilité dans une sous-région trop longtemps agitée par des troubles de tous genres
Avant de lever la séance Monsieur le Président de la République a donné au Conseil, de larges informations sur la situation nationale africaine et internationale
LE CONSEIL DES MINISTRES
Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement
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Guinée : six mois accordés aux partis politiques pour se conformer à la nouvelle loi
Publié
il y a 4 joursle
26 février 2026
Conakry — Dans un communiqué officiel daté du 25 février 2026, le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) a rappelé aux partis politiques légalement constitués les nouvelles obligations issues de la Loi organique L/2025/035/CNT du 21 novembre 2025 portant régime des partis politiques et autres organisations à caractère politique.
Un délai transitoire fixé du 25 novembre 2025 au 25 mai 2026
Selon le MATD, l’application de l’article 51 de la loi organique prévoit un délai transitoire impératif de six (6) mois, allant du 25 novembre 2025 au 25 mai 2026, afin de permettre aux formations politiques de se mettre « intégralement en conformité » avec les nouvelles exigences légales.
Le ministère précise qu’à l’expiration de ce délai, tout parti n’ayant pas satisfait aux obligations prévues par la loi perdra automatiquement son statut juridique, sans préjudice des autres sanctions prévues par les textes en vigueur.
Des obligations de mise en conformité rappelées
Durant cette période, les partis politiques sont tenus de procéder à une mise en conformité complète de leurs textes, structures, organes et pratiques, conformément notamment aux dispositions des articles 6, 9, 18, 19, 40 et 51 de la loi organique citée.
Le dossier de mise en conformité doit être déposé en quatre (4) exemplaires au Secrétariat de la Direction Générale des Affaires Politiques, et comprendre notamment :
- les procès-verbaux des congrès extraordinaires de mise en conformité, tenus à tous les niveaux de l’organisation ;
- des statuts et un règlement intérieur mis à jour, dûment adoptés, signés et timbrés, incluant notamment des dispositions relatives à l’alternance démocratique et à une instance interne de règlement des différends ;
- la liste nominative des organes de direction faisant apparaître un quota d’au moins 30 % de femmes dans les organes décisionnels ;
- un programme politique actualisé, détaillant le projet de société du parti ;
- le quitus fiscal individuel de chaque membre de l’organe dirigeant (Bureau Exécutif National) ;
- les copies des titres de propriété ou contrats de bail relatifs au siège national et aux sièges locaux implantés dans chacune des 33 préfectures.
Une notification officielle, selon le ministère
Le ministère souligne que le présent communiqué tient lieu de notification officielle et indique que le gouvernement réaffirme son engagement à accompagner les partis politiques dans ce processus, dans la perspective de « la consolidation d’une démocratie forte, inclusive, responsable et respectueuse des valeurs républicaines ».


Lettre Ouverte
Lettre ouverte et plaidoyer auprès du du président, le Général d’armée Mamadi Doumbouya.
Publié
il y a 2 moisle
11 janvier 2026
À Son Excellence Monsieur le Président de la République de Guinée Général d’armée Mamadi Doumbouya
Excellence Monsieur le Président,
Je tiens également à vous exprimer mes félicitations à la suite de votre élection à la magistrature suprême, issue du scrutin présidentiel du 28 décembre dernier. Cette échéance majeure a fait naître, au sein du peuple guinéen, un espoir profond : celui d’un État apaisé, juste, respectueux de la dignité humaine et résolument engagé sur la voie du retour à l’ordre constitutionnel.
Cependant, Excellence Monsieur le Président, cet espoir se trouve aujourd’hui fragilisé par une réalité préoccupante qui interpelle les consciences : la recrudescence des enlèvements, des kidnappings et, plus largement, des privations arbitraires de liberté sur l’ensemble du territoire national.
Ce phénomène, devenu récurrent, installe un climat de peur et d’insécurité incompatible avec les fondements mêmes d’un État de droit.
Aucune nation ne peut durablement se construire lorsque ses citoyens vivent dans l’angoisse permanente d’être arbitrairement privés de leur liberté. La gravité de ces actes appelle une réponse ferme, immédiate et transparente. Il en va non seulement de la sécurité des populations, mais également de la crédibilité de l’État et de la confiance que les citoyens placent dans leurs institutions.
L’histoire récente de plusieurs pays démontre que, là où ces pratiques ont été tolérées ou banalisées, les gouvernements ont par la suite éprouvé les plus grandes difficultés à contenir les enlèvements et les kidnappings, devenus de véritables activités lucratives pour des groupuscules sans foi ni loi.
Le fondement même de la justice, dans toute République digne de ce nom, réside dans la capacité à traquer et punir celles et ceux qui enfreignent les lois, mais toujours dans le respect strict des principes fondamentaux de l’État de droit. Faillir à cette exigence, c’est laisser libre cours à des dérives susceptibles de nous entraîner, à terme, dans une spirale d’insécurité, voire d’instabilité politique et institutionnelle.
La disparition de plusieurs figures politiques et citoyennes — parmi lesquelles Foniké Mengué, Billo Bah, Habib Marouane Camara, Sadou Nimagan — ainsi que la situation de nombreux détenus, demeure une source de profonde inquiétude nationale.
Le silence entourant leur sort alimente les tensions, nourrit les suspicions et inflige une souffrance durable aux familles concernées comme à l’opinion publique. Les proches de ces personnes, à l’instar de ceux d’Aliou Bah et de tant d’autres, ont un droit légitime et inaliénable : celui de savoir où se trouvent les leurs et de connaître la vérité sur leur sort.
Depuis plus d’une année, ces familles vivent dans l’attente, l’angoisse et la douleur, privées d’informations claires, officielles et rassurantes.
Lorsque vous apparaissez en public aux côtés de votre épouse, Madame Doumbouya Lauriane Darboux, parfois accompagné de votre fils, l’image projetée est celle d’un foyer uni et protecteur.
Cette image, aussi respectable soit-elle, renvoie en miroir à la situation de nombreux enfants guinéens aujourd’hui privés de l’amour et de la présence de leurs pères, grandissant avec une question douloureuse et persistante : « Où est mon papa ? »
La libération de ces personnes, ou à tout le moins l’établissement clair, public et transparent de la vérité sur leur situation, constituerait, comme premier acte fort de votre septennat, un geste politique majeur, porteur d’apaisement, de réconciliation nationale et de respect des libertés fondamentales — valeurs universelles auxquelles aspire profondément le peuple guinéen.
C’est pourquoi j’en appelle respectueusement à votre sens élevé de l’État et à l’exercice des prérogatives que la loi vous confère, notamment votre pouvoir discrétionnaire de grâce. Un tel acte, posé dès les premiers temps de votre mandat, contribuerait significativement à la restauration de la confiance entre l’État et les citoyens.
Lors de votre prise de pouvoir le 5 septembre 2021, vous aviez déclaré que la justice serait désormais la boussole guidant la vie de la Nation. Vous avez aujourd’hui l’occasion historique de donner corps à cet engagement et d’inscrire votre mandat dans une dynamique de réconciliation durable.
L’Histoire retient les dirigeants non seulement pour leurs victoires électorales, mais surtout pour leur capacité à protéger les plus vulnérables, à garantir la justice et à faire prévaloir l’État de droit, même dans les moments les plus sensibles.
La Providence a doté la Guinée d’immenses richesses, patrimoine commun appartenant à l’ensemble du peuple guinéen. Or, force est de constater qu’une infime minorité en bénéficie réellement, au détriment de la majorité.
Je plaide à cet égard pour l’adoption d’une politique innovante de troc stratégique, consistant à échanger des ressources minières contre des infrastructures sociales de base : routes, ponts, écoles, universités, hôpitaux, centres de santé, centres de jeux et de loisirs, réseaux d’électricité et d’adduction d’eau potable — bref, les infrastructures essentielles au développement humain.
Une telle approche permettrait de réduire significativement la corruption, véritable cancer de nos États, et d’assurer que les richesses nationales profitent directement aux populations.
Cette politique pourrait être mise en œuvre par une entité mixte, composée d’experts reconnus et de citoyens patriotes à la probité irréprochable, sous la supervision d’un comité ad hoc, audité en permanence par l’Assemblée nationale et le Sénat.
Comme le rappelle régulièrement votre Ministre Directeur de Cabinet, Monsieur Djiba Diakité, le projet Simandou doit être pour la Guinée ce que le pétrole a été pour les pays du Golfe.
La politique évoquée ici pourrait constituer un levier concret pour traduire cette ambition en réalité.
Oui, cela est possible.
Oui, un pays aussi généreusement doté par la Providence doit permettre à ses populations d’être soulagées de nombreux fardeaux, à l’image de certaines nations du Golfe.
En espérant que cet appel citoyen retiendra votre haute attention et contribuera à ouvrir la voie à une Guinée plus sûre, plus juste et plus unie, je vous prie d’agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.
Guinée
Présidentielle du 28 décembre 2025 : la DGE publie les résultats provisoires globaux
Publié
il y a 2 moisle
31 décembre 2025
Publié le • Mise à jour :
La Direction Générale des Élections (DGE) a rendu publics, le 30 décembre 2025, les résultats provisoires globaux de l’élection présidentielle
organisée le 28 décembre 2025 sur l’ensemble du territoire national.
Ces résultats, susceptibles d’actualisation, portent sur 9 régions et concernent 23 398 bureaux de vote pris en charge sur 23 673,
soit 98,84 % de couverture.
Données générales du scrutin
| Électeurs inscrits | 6 768 458 |
|---|---|
| Votants (listes d’émargement) | 5 448 191 |
| Votants (dérogations) | 160 329 |
| Total votants | 5 608 520 |
| Bulletins nuls | 310 589 |
| Suffrages valablement exprimés | 5 297 931 |
| Taux de participation | 94,46 % |
à mesure de la remontée/validation des procès-verbaux et de l’examen d’éventuels recours.
Résultats par candidat (provisoires)
| Candidat | Parti | Voix | % |
|---|---|---|---|
| Mamadi Doumbouya | GMD | 4 594 262 | 86,72 % |
| Abdoulaye Yéro Baldé | FRONDEG | 349 129 | 6,59 % |
| Dr Faya Lansana Millimono | Bloc Libéral | 108 117 | 2,04 % |
| Hadja Makalé Camara | FAN | 84 175 | 1,59 % |
| Autres candidats | — | 162 248 | 3,06 % |
Des résultats encore provisoires
La DGE rappelle que ces chiffres restent provisoires et pourront faire l’objet de corrections ou d’actualisations après la prise en compte des derniers procès-verbaux et l’examen des éventuels recours, conformément aux textes en vigueur.
Les résultats définitifs seront proclamés par les instances compétentes après la validation finale du processus électoral.
Source : Direction Générale des Élections (DGE) – Données provisoires
#Présidentielle2025
#DGE
#RésultatsProvisoires
#KUMPITAL
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