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Lettre ouverte au Président de la Transition Colonel Mamadi Doumbouya (Abdoulaye Oumou Sow)

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La clarté et la lisibilité des actes et intentions seront le gage de la réussite de votre mission.

Mon colonel, le 05 septembre 2021, le groupement des forces spéciales que vous dirigez a pris d’assaut la commune de Kaloum, en mettant l’ancien putschiste constitutionnel Alpha CONDÉ aux arrêts. Voilà qui ce qui mît fin à sa dictature. Un acte héroïque que la majorité des guinéen.nes a applaudi, pour lequel la communauté internationale a pris acte.

Monsieur le président de la transition, dans les lignes qui vont suivre, je vais vous transmettre le message du citoyen guinéen qui, au même titre que vous et de milliers de nos compatriotes, est allé à la mort pour que notre pays prenne la voie de la démocratie. Par ce sacrifice ultime que chacun de nous a réalisé, j’ai fait le souhait que cette transition réussisse, que notre pays soit un pays plus vertueux.

Monsieur le président du CNRD, j’espère que vous comprenez bien le message du peuple qui applaudit depuis votre prise du pouvoir. Il est simple : « Le peuple n’applaudit pas que votre prise du pouvoir, mais plutôt la chute d’un dictateur ». Oui, mon Colonel, les citoyen.nes ont mené cette lutte pour la liberté, la justice et la démocratie. En tant que militaire, vous avez joué votre partition. Si la capture d’Alpha CONDÉ a été acceptée par tout le monde, du moins la grande majorité, c’est parce que le terrain a été balisé par le combat démocratique entamé par le peuple de Guinée depuis le 03 avril 2019.

Monsieur le Chef suprême des Armées, nous avons salué votre bravoure, en tant que soldat ayant pris le serment de servir et de défendre le pays ; vous avez pris votre responsabilité avec vos hommes pour apporter cette rectification. Toutefois, il n’en demeure pas moins que la légalité de votre arrivée au pouvoir pourrait se poser. Néanmoins, votre objectif peut-être résolument légitime. Il y a une nuance qu’il faudrait accepter. Cela étant, aidez-nous à ramener notre chère Guinée dans la légalité et la légitimité.

Mon Colonel Mamadi Doumbouya, depuis le début de cette transition, nous saluons énormément les actes qui ont été posés, même si certains ont souffert d’élégance par moment.

Monsieur le Président de la transition, c’est maintenant ou jamais qu’il faudra réussir la transition. Pour y arriver, il faut impérativement de la clarté et de la lisibilité dans les actes et intentions qui entourent vos décisions et prises de position.

Primo: Monsieur le Président du Comité Nation pour le Rassemblement et la Démocratie (CNRD), Nous acceptons que l’ensemble des forces de défense et de sécurité soient membres du CNRD. Par contre, nous ne pouvons pas entendre que les personnes qui dirigent l’organe le plus important de la transition (Article 37 de la charte) ne soient pas connues. Surtout que la charte que vous avez rédigée et promulguée émane certainement de cet organe central de cette transition, sur laquelle vous avez prêté serment par ailleurs.

La clarté et la transparence sur la composition des membres du CNRD est gage d’adhésion aux actions futures de votre entité. Personne ne peut accepter d’être dirigé dans une ambiance « d’inconnu connu ». C’est seulement cette composition qui pourra évidement rassurer les acteurs de bonne foi qui pensent vous accompagnez dans cette mission noble et exaltante pour notre pays.

Secondo :Mon colonel Mamadi Doumbouya, nous sommes désormais à plus de cent jours depuis votre acte héroïque de prise du pouvoir. Malheureusement encore aujourd’hui, vous n’avez pas montré le chemin de la nouvelle Guinée vers lequel vous voulez être accompagné par le peuple. Il est évident que pour avoir, échangé avec vous dans un cadre strictement privé, je sais vos intentions pour notre pays et qui peuvent être que salutaires. Mais quid de la matérialisation ?

Aujourd’hui, vous êtes le commandant du navire Guinéen. C’est pourquoi il est important et même essentiel que vous et vos camarades du CNRD partagent clairement avec le peuple de Guinée, votre plan d’action prioritaire pour que ce que vous appelez «refondation de l’Etat» dans ce processus transitoire soit compris par le peuple. Ma foi, après cent jour d’exercice du pouvoir, je crois ferment que si le CNRD clarifie sa posture vis-à-vis des acteurs de la vie sociopolitique, que cela soit aussi en adéquation avec les attentes du peuple martyr de Guinée, absolument rien ne pourra les empêcher de l’accompagner dans son travail qui devra nécessairement aboutir au rétablissement de l’ordre constitutionnel.

Tertio : Monsieur le Président de la transition, nous sommes inquiets et très inquiets d’ailleurs des confusions existantes dans la charte de la transition qui, pour nous est entrain d’être dévoyée depuis un moment. En principe, la durée de la transition devait commencer par la prestation de votre serment. Aujourd’hui, il est difficile de dire clairement le point de départ de la transition. Est-ce qu’il faut commencer le compte à rebours par la journée historique du 05 septembre 2021 ou le jour de votre investiture ? Au pire des cas, par la nomination de votre premier ministre ? C’est d’autant plus difficile aujourd’hui que l’un des organes essentiels de la transition à savoir le Conseil National de Transition peine à être mise en place.

L’autre confusion qui n’est pas la moindre, c’est la durée de la transition que vous dites vouloir laisser le soin au niveau du CNT d’en déterminer, alors que cet organe n’est pas celui qui a pris le pouvoir. A ce que je sache, c’est le CNRD qui a pris le pourvoir le 05 septembre 2021. Par conséquent, il revient clairement à cet organe de définir la durée de la transition avec un chronogramme clair et précis. Et surtout qu’elle demeure l’organe central(Article 37 de la charte)de définition et d’orientation stratégique de la politique économique, sociale, culturelle et de développement du pays. Il est garant de la sécurité et de la cohésion nationale, de la stabilité et de la paix.

Ainsi, étant au-dessus de toute les institutions, il doit revenir exclusivement au CNRD de fixer le délai de la transition.

Prenons l’hypothèse selon laquelle c’est avec les forces vives de la nation que la date la transition doit être fixée, vous devriez dans ce cas arrêter de dire dans les discours publics que cela revient au CNT. Car, il ne peut être représentatif des forces vives de la nation de par la composition indiquée dans la charte de la transition. A l’évidence, vous comprenez que vous ne pouvez pas faire sans les structures organisées.

Pour terminer, Monsieur le Président de la transition,je sollicite de vous la mise en place d’un cadre de dialogue permanent avec les forces vives de la nation. En tout état de cause, veuillez comprendre que tous les guinéen.nes de bonne foi souhaitent la réussite de la transition. C’est pourquoi il est dangereux dans cette transition d’aller à contre-courant de ces voeux pieux en n’écoutant pas les voix nombreuses.

Mon colonel, si vous restez dans l’apparence du succès à tout prix sans remettre en question la méthodologie, vos actions futures peuvent être préjudiciables sur vos intentions de bien faire. En espérant pleins succès dans cette transition historique.

Monsieur le Président de la Transition, Chef suprême des Armées, je vous prie d’accepter cette contribution d’un compatriote soucieux de la réussite de votre mission. Et, veuillez à ne pas oublier que la victoire a beaucoup de parrain et la défaite est orpheline.

BONNE CHANCE MON COLONEL !

Abdoulaye Oumou SOW, Journaliste /Blogueur

Citoyen Guinéen qui croit aux vertus de la démocratie et de l’Etat de droit !

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Édito/ Handball: le bureau exécutif de la FEGUIHAND rattrapé par la vérité.

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Arrivée à la tête de la Fédération Guinéenne de Handball en 2011, puis réélu en 2015 pour un deuxième mandat, le bureau exécutif de la FEGUIHAND traverse une très mauvaise période ces temps-ci.

En cause, le Collectif des Handballeurs de Guinée est entrain de mettre à nu les dires mais aussi les manigances du président Mamadouba Paye Camara et son bureau exécutif. Toutes les déclarations du président de la Fédération Guinéenne de Handball sont passées au crible par le Collectif des Handballeurs de Guinée. Qui par ces démarches, démontrent à l’opinion publique que les déclarations de Mamadouba Paye Camara disant financer le handball guinéen par ses propres moyens sont fausses. Au contraire, le CHG a découvert documents à l’appui, que le président et son bureau se beurrent de l’argent du handball guinéen. 

Les Handballeurs guinéens pendant 10 ans, voyagent sans de véritables primes alors l’Etat guinéen décaisse de gros montants pour accompagner ces athlètes dans les compétitions internationales. A titre d’exemple, les CAN masculine et féminine de Handball en 2020 et en 2021 ont vu l’Etat guinéen débourser plus de 20 milliards de nos francs pour les frais d’accompagnement des deux équipes. Pour une durée maximale de compétition de 14 jours. Le collectif a réussi également à mettre main sur des documents qui retracent les montants perçus par la Fédération Guinéenne de Handball. En 10 ans de gestion, c’est plus de 80 milliards de francs guinéens reçus rien que pour les voyages, l’organisation et la participation dans les compétitions continentales. 

Des montants gargantuesques qui auraient pu servir à développer le handball en Guinée s’ils ont été bien utilisés. Aujourd’hui, la réalité étant que le handball guinéen est moribond. Les voyages des équipes nationales surtout féminines n’étant qu’une farce, un trompe à l’œil sur le niveau réel du développement de cette discipline en Guinée. Aucun véritable championnat national sur l’étendue du territoire n’a été organisé. Il y a un regroupement d’une semaine à 10 jours qui est fait à Conakry pour les équipes féminines et que la fédération appelle championnat national. Aucune animation à l’intérieur du pays. Manquant un réel niveau, la fédération sachant également cela, fait souvent recours au recrutement des Guinéens qui évoluent à l’extérieur dans des divisions amatrices et qu’elle appelle des professionnels. Mais recrute également des handballeurs qui n’ont pas aucun lien parental avec la Guinée. Des mercenaires dira le ministère des sports.

Pour contrecarrer la vérité ( peine perdue) mais aussi intimider les membres du Collectif des Handballeurs de Guinée ainsi que les acteurs épris de vérité, le président Mamadouba Paye Camara fait utiliser la Direction Centrale de la Police Judiciaire pour arriver à ses fins. Il suffit d’écrire quelque chose sur la Fédération Guinéenne de Handball qui n’est pas à son avantage, et le « nouveau tribunal arbitral du sport en Guinée » est saisi. Ce, en plus de son grade( Contrôleur Général de Police), à coups de millions de nos francs pour faire bouger la DPJ en sa faveur.

Des pratiques qui avec le temps, finiront par broyer Mamadouba Paye Camara et ses complices de la DPJ. La machine de Monsieur Guillotine avait fini par guillotiner monsieur Guillotine, rappelle un historien.

Actuellement, il y a un jugement au tribunal de première instance de Dixinn entre Mamadouba Paye Camara et Karamoko Kaba, le président du Collectif des Handballeurs de Guinée. Le péché de ce dernier, avoir demandé une explication de l’utilisation des 79 milliards de francs guinéens déboursés par l’Etat guinéen pour les participations aux compétitions continentales.

Le temps est le meilleur juge!

David Tchopnn BANGOURA 

Journaliste sportif 

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64 années d’indépendance politique pour un résultat économique mitigé. 

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La physionomie actuelle de la Guinée, le contexte dans lequel vit sa population, ainsi que le caractère fragile de son tissu social, mettent en exergue la nécessité de mener des réformes courageuses par le Gouvernement de transition. Ces reformes auront pour objectif de mettre fin à 64 années de mauvaise gouvernance et de corruption systémique afin d’extraire des millions de guinéens dans l’extrême pauvreté. Toutefois, il convient de souligner que la transition politique ne pourra en aucun cas répondre à toutes les attentes des guinéens. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle sera suivie par la transition économique qui sera du ressort du futur Président démocratiquement élu. 

Cette analyse succincte a un double objectif. Il s’agit tout d’abord d’apporter un certain éclairage sur l’état actuel de l’économie guinéenne en se basant sur les indicateurs macroéconomiques clés, puis, de proposer quelques recommandations sur les actions d’avenir. L’essentiel des statistiques fournies dans cette analyse est le résultat du recoupement de diverses données officielles du Ministère de l’économie des finances, et du plan à travers le MSEGUI (Modèle de Simulation de l’Economie Guinéenne) de la BCRG et de la Banque mondiale (Popular Indicator)

D’entrée de jeu, les données recueillies auprès de la Banque mondiale révèlent que sur la période 1990-2021 (absence des statistiques sur la période antérieure à 1990), la Guinée a été marqué par une croissance économique plus ou moins acceptable mais, très mal repartie (4,3% en moyenne pour une croissance par habitant de 1,8%). Pendant ce temps, la croissance démographique tourne autour de 2,4 % en moyenne annuelle. 

Cependant, en dépit d’une longue période de déficit commercial, la Guinée a enfin réussi à renverser la tendance depuis 2017 avec un excédent commercial de 15,1% du PIB de 2017 à 2021 (cf. Balance de paiement de la BCRG). Malgré tous les efforts fournis, elle est encore confrontée à une dette massive (avec un encours de GNF 4 510,4 Mds en 2021 contre 1,4 Mds après avoir bénéficié d’une réduction de USD 2,1 Mds de dette multilatérale en septembre 2012 avec l’atteinte du point d’achèvement de l’Initiative des Pays Pauvres Très Endettés). 

De l’autre côté, les indicateurs socio-économiques disponibles sur la Guinée indiquent qu’elle se situe au bas du classement de l’Indice du Développement Humain (IDH), occupant le 178ème rang sur 189 pays classés en 2019. Selon les autorités guinéennes, un peu moins de la moitié des Guinéens (population estimée à un peu plus de 12 Millions d’habitants en 2021 dont 44% vivent sous le seuil national de pauvreté et près de 70 % n’ayant pas accès à l’eau potable et à l’électricité). Par ailleurs, l’économie est dominée par le secteur informel, avec une part estimée à 41,5% du PIB et 96% des emplois en 2019.  

Aux dernières évaluations, la Guinée reste parmi les pays les plus pauvres de la planète et de surcroit, elle fait partir des 46 Pays les Moins Avancés (PMA) en 2022 avec un faible niveau de vie (PIB est inférieur à 745 dollars US par personne), un faible IDH et un manque de diversification économique (avec une forte exposition aux chocs exogènes). 

Ces contreperformances suscitent une remise en cause profonde de notre politique économique. Certes, la rupture brutale des relations entre la France et la Guinée en 1958 dans le processus irréversible des indépendances africaines, a mis la pression sur les nouvelles autorités souveraines du pays face aux énormes besoins de volonté des autorités françaises d’alors de tout mettre en œuvre pour que le pays face amende honorable. Ce qui fût d’entrer insupportable et prohibitif pour un jeune Etat sans expérience en la matière. 

Cependant, les problèmes économiques que nous rencontrons aujourd’hui ne trouvent pas forcément leur origine dans la manière dont nous nous sommes séparés avec la métropole au moment des indépendances. Elles s’expliquent en majeure partie par le manque de vision et de détermination dont nous avons fait preuve jusque-là. Nous avons longtemps appliqué des mesures dictées par des institutions internationales (notamment le FMI et la Banque mondiale) qui ne connaissent pas totalement nos réalités quoi que représentées en Guinée. 

Pour ne pas abuser du temps du lecteur, nous pensons que l’Etat guinéen ne doit pas continuer sur cette lancée qui n’a produit qu’un mauvais résultat. Car, les réformes imposées par les institutions internationales ne sont pas fondées sur une connaissance rationnelle de notre économie. A notre avis, les autorités guinéennes doivent être en mesure de concevoir d’eux-mêmes des plans pluriannuels de développement en fonction de nos spécifités. 

Dans ce contexte, la politique économique via ses principaux instruments de politique conjoncturelle (politique budgétaire, politique fiscale, politique monétaire, politique de change, politique de la dette…) devra être utilisé sans ambiguïté. De même, sur le plan structurel, l’amélioration des conditions du développement du secteur privé et d’importants programmes d’infrastructures pour éliminer les principaux goulots d’étranglement et parvenir enfin à une meilleure croissance économique.

Pour y parvenir, l’amélioration de la transparence des actions de l’État et de la gouvernance, y compris dans le secteur-clé des industries extractives, la réduction des exonérations fiscales et douanières abusives, la modernisation de la gestion des régies financières de l’État constitueront des leviers pour atteindre cette croissance…

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Safayiou DIALLO

Economiste.  

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Sécurité Sociale : source et raisons d’affiliation à une Caisse de Sécurité Sociale ?

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Avant sa forme actuelle, la sécurité sociale eût existé dans les différentes cultures ancestrales à travers l’entraide mutuelle entre les populations composant les communautés d’alors. La solidarité familiale, la charité chrétienne, l’aumône musulmane, la tontine, les mutuelles entre autres, ont été les premières formes de sécurité sociale. 

Sous sa configuration actuelle, la sécurité sociale est une branche de la protection sociale, et est un ensemble de prestations accordées aux populations, pour les protéger contre le dénuement économique et social auxquels elles pourraient être victimes en cas de perte ou de diminution de leur revenu, mais aussi en cas d’augmentation de leurs charges familiales relative à la naissance d’un enfant.

Elle est un droit humain fondamental enraciné dans le droit international notamment la déclaration universelle des droits de l’homme en son article 22 qui dispose que « toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale… ». 

La convention 102 de l’Organisation Internationale du Travail adoptée en juin 1952 qui est l’instrument international de référence en la matière, fixe les normes minimales de Sécurité Sociale et couvre neuf (9) risques sociaux à savoir les :

  • Soins médicaux ;
  • Prestations de santé ;
  • Prestations de chômage ;
  • Prestations de vieillesse ;
  • Prestations d’accidents du travail ;
  • Allocations familiales ;
  • Prestations de maternité ;
  • Prestations d’invalidité ;
  • Prestations de survivants.

Pour qu’un pays ratifie cette convention, il devra s’engager à garantir trois de ces prestations à sa population.

La République de Guinée qui a ratifié de ladite convention, couvre huit (8) sur les neufs (9) branches de prestations recommandées par cette convention. Et l’Etat a décidé de confier la gestion de la sécurité sociale sous sa forme stricte à deux établissements publics à savoir : la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) ayant comme champ d’application personnel les salariés du privé et assimilés, créée en 1960, et la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) ayant comme champ d’application personnel les fonctionnaires, créée en 2014.

Ces deux institutions gèrent chacune les branches suivantes :

  • L’assurance maladie 
  • Les risques professionnels 
  • Les prestations familiales 
  • L’assurance vieillesse 

Pour être bénéficiaire des prestations servies par l’une de ces institutions, il faudra en plus de relever des personnes assujetties au régime de sécurité sociale qu’elles gèrent, être affilié et payer des cotisations sociales.

Ces cotisations s’élèvent à 23% du salaire soumis à cotisation, réparties en part patronale (18%) et en part ouvrière (5%).

L’obligation de déclarer le salarié et de verser sa cotisation sociale incombe à son employeur. Qu’il relève de la fonction publique ou du secteur privé.

Cette affiliation garantira à l’assuré social toutes les prestations gérées par l’institution de sécurité sociale où il est affilié.

En cas de maladie (ses ayant droit y compris) ou d’accident du travail de l’assuré, la sécurité sociale interviendra en prenant en charge ses soins médicaux et pharmaceutiques, mais aussi en lui accordant des indemnités journalières pour compenser une partie de son salaire perdu.  A sa retraite aussi, elle lui garantira un revenu de remplacement appelé pension viagère pour lui éviter de tomber dans la précarité.

 D’où l’obligation de tous les employeurs de se déclarer et de déclarer leurs salariés à la sécurité sociale conformément aux dispositions de la loi, afin de leur garantir contre les conséquences des risques sociaux.

Par ailleurs, il est également important de faire une extension de la couverture sociale à l’ensemble des personnes actives de notre pays, notamment celles qui travaillent dans le secteur informel. Car, tout le monde est exposé à un risque social, et l’Etat a le devoir de garantir la protection sociale à toute sa population.

A date, tous les pays émergents mettent la sécurité sociale au centre de la lutte contre la pauvreté et des inégalités sociales, mais aussi pour la redistribution des richesses.

Bien entendu que la situation de la sécurité sociale est à l’image de l’économie de chaque pays, elle est quand bien même l’un des moyens les plus efficaces qui sont utilisés pour lutter contre la pauvreté et assurer un lendemain meilleur pour les personnes vulnérables.

A défaut d’une couverture maladie universelle pour toute la population guinéenne, ne serait-il pas mieux de penser à garantir une couverture maladie aux couches les plus vulnérables notamment les enfants, les femmes en état de famille, les vieilles personnes et les personnes invalides ?

Si volonté politique y est, notre pays dispose en tout cas des ressources humaines et financières pour y arriver !

Bhoye GOUMBA, Spécialiste en Sécurité Sociale.

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