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Compte rendu du conseil des ministres du jeudi 19 novembre 2020

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Conakry, le 19 novembre 2020 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 19 Novembre 2020, de 10h à 12H, avec l’ordre du Jour suivant :

I. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

II. COMPTE RENDU DE LA SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DU MARDI, 17 NOVEMBRE 2020

III. QUESTIONS DIVERSES

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Président de la République a invité le Premier Ministre à diligenter la réalisation d’audits de certains établissements publics en vue de s’assurer de la qualité de la gestion pratiquée au sein de ces entités.

Le Chef de l’Etat a instruit les Ministres du pool économique du Gouvernement à prendre toutes les dispositions nécessaires à la levée de tous les obstacles en rapport avec les projets d’infrastructures routières Lola-Danènè et Boké-Kébo sur financement de la Banque Africaine de Développement (BAD).

Le Président de la République a chargé tous les ministres à procéder à la revue des portefeuilles sectoriels de projets pour identifier et lever les obstacles et freins à leur développement dans l’objectif d’amélioration de manière significative les capacités d’absorption de financement de la part de notre administration. Il a instruit la Ministre en charge du Plan d’organiser des séries de réunion avec les autres membres du Gouvernement pour passer en revue tous les projets sur financement extérieur, dans le but d’identifier les goulots d’étranglements et apporter les corrections nécessaires.

Le Président de la République a invité tous les partis et mouvements de soutien affiliés à la majorité présidentielle à surseoir aux manifestations publiques d’envergure afin de ne pas perturber la campagne massive de tests à la maladie initiée par les autorités sanitaires au niveau des administrations publiques et privées et des lieux de regroupements importants.

Le Chef de l’Etat a instruit les Ministres en charge des Transports et de la Sécurité ainsi que l’ANSS à renforcer les contrôles sanitaires au niveau des gares routières où un relâchement du respect des mesures barrières est constaté.

Le Président de la République a demandé au Secrétaire Général aux Affaires Religieuses et au Ministre en charge de l’Administration du territoire de veiller scrupuleusement au fonctionnement et au financement des organisations religieuses afin d’éviter de tomber dans un laxisme qui pourrait faciliter l’infiltration ou le soutien financier de certaines d’entre elles par des organisations djihadistes ou terroristes.

Au deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu de la session ordinaire du Conseil Interministériel du 17 Novembre 2020.

A ce titre, le Conseil a entendu successivement

– Le Ministre du Budget sur l’Avant-projet de Loi relatif au Code Général des Impôts ;

– Le Ministre d’Etat en charge de l’Industrie et des PME sur la situation des anciens travailleurs de la SALGUIDIA ;

– Le Ministre de la Pêche, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime sur l’arraisonnement de deux bateaux de pêche pirates.

Le Ministre du Budget a soumis pour examen, l’avant-projet de Loi portant Code Général des Impôts (CGI) de la République de Guinée.

Il a indiqué que le projet de nouveau Code Général des Impôts est une révision complète du Code actuel promulgué par la Loi N°L/2004/001/AN portant Loi de Finances initiale de l’année 2004.

Son objectif est de définir un cadre juridique et fiscal plus clair et transparent, gage d’une bonne gouvernance et d’une amélioration du climat des affaires, tout en renforçant de manière significative les pouvoirs de contrôle de la Direction Nationale des Impôts.

Le Ministre a rappelé que la République de Guinée a connu trois (3) réformes fiscales majeures : le code des contributions diverses en 1966, le code des impôts directs d’Etat en 1990, l’institution de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), de la Contribution Foncière Unique (CFU) et de la Taxe Professionnelle Unique (TPU) en 1995.

Il a indiqué que le Code actuel, présente des dysfonctionnements et insuffisances qui limitent la mobilisation des recettes intérieures et l’attractivité de notre pays. Il s’agit notamment des éléments ci-après :

– L’existence d’impôts dont l’assiette et le recouvrement posent des problèmes de gestion pratique ;
– L’absence de législation sur la taxation des transactions transfrontalières ;
– L’accumulation anormale de crédit TVA dans certains secteurs économiques ;
– L’éparpillement des procédures fiscales (droits et obligations des contribuables) et leur caractère succinct.

Le Ministre a soutenu que la politique fiscale mise en œuvre par la République de Guinée depuis 2011, traduit la volonté des pouvoirs publics de promouvoir une fiscalité de développement, c’est-à-dire une fiscalité fondée sur la mobilisation optimale des ressources, l’amélioration du climat des affaires et la promotion de la croissance économique et sociale.

Il a informé que le nouveau Code ainsi élaboré, permettra d’atteindre plusieurs objectifs á la fois, notamment :

– Un accroissement du rendement budgétaire par l’élargissement de l’assiette fiscale ;
– Une amélioration de la qualité du dispositif fiscal aussi bien pour les praticiens de la matière fiscale que pour les contribuables ;
– Une meilleure justice fiscale et un meilleur consentement à l’impôt ;
– Un élargissement du champ couvert par le dispositif de lutte contre l’évasion fiscale ;
– L’échange de renseignements avec les différentes administrations fiscales ;
– Un dispositif fiscal incitatif pour les investissements.

Le Ministre a indiqué que des changements significatifs en matière de politique fiscale visant à simplifier et rationaliser le système fiscal ont également été introduits. L’ensemble de ces changements a été adapté aux réalités guinéennes.

Les principaux amendements proposés porteraient sur :

– Les impôts sur le revenu ;

– Les impôts locaux ;

– La fiscalité indirecte ;

– Les droits d’enregistrement ;

– Les Procédures Fiscales.

Le Ministre a indiqué que le présent avant-projet comporte sept (7) Titres et conserve la structure du CGI en vigueur. La principale nouveauté consiste en l’ajout d’un Titre VI concernant les Procédures Fiscales.

Au terme des débats, le conseil a donné son soutien au Ministre tout en recommandant la prise en compte des observations formulées. Il a également invité le Ministre à initier dans les meilleurs délais, l’organisation d’un Atelier de validation du Projet avant son adoption définitive, afin d’y favoriser la contribution d’acteurs publics et privés concernés (Chambres consulaires, ordres professionnels, etc.)

Le Ministre de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises a fait une communication relative à la situation des arriérés de salaire des anciens travailleurs de Salguidia.

Il a rappelé qu’un Protocole d’Accord a été signé le 15 Novembre 2019 avec la société Emiratie « Alsa Asset Management Ltd » d’Abu Dhabi à l’effet d’investir dans l’aménagement et l’exploitation des terres agricoles de l’ex-Salguidia, dans la préfecture de Forécariah, pour la production, la transformation industrielle, la commercialisation et l’exportation de l’ananas et autres produits maraichers.

C’est pourquoi, la société Salguidia, fruit de la coopération guinéo-libyenne, a été dissoute par le décret D/2020/014/PRG/SGG du 15 janvier 2020 et l’État guinéen a repris en pleine propriété tous les actifs, en vue de leur transfert à cet autre investisseur.

Ainsi, la nouvelle société dénommée Société Agro-industrielle Guinéo-Émiratie, en abrégé « Sage S.A » est une société anonyme d’économie mixte régie par les règles de l’OHADA et les dispositions de la Loi 056/AN du 08 Décembre 2017 portant Gouvernance Financière des Sociétés et Établissements Publics et toutes autres législations régissant les sociétés en République de Guinée.

Le décret de dissolution de la société Salguidia et la convention d’établissement de la nouvelle société « Sage S.A » disposent que le passif social (arriérés de salaires, droits de séparation) est à la charge du partenaire émirati pour le compte de la nouvelle société « Sage S.A » et le passif d’exploitation à la charge de l’État.

A cet effet, les anciens travailleurs ont réclamé un montant de 9.828.244.139 GNF dont 1.744.846.904 GNF au titre des droits de séparation et 8.083.397.235 GNF comme arriérés de salaires au 30 Juin 2020.

Cependant, le dernier paiement d’arriérés de salaires remonte au mois de mars 2014 sur la base d’un protocole d’accord signé par la Direction Générale de l’usine, la Délégation syndicale des travailleurs de Salguidia et l’Inspection Générale du Travail.

A travers ce Protocole d’Accord, les Parties sont convenues en particulier, de ce qui suit :

– Le rappel des salaires met fin à toute réclamation de rémunération pendant toute la durée de rénovation et d’extension de l’entreprise ;

– Les prochains salaires ne seront payés qu’à la reprise de la production, excluant tout paiement de rappel ;

– Les Parties renouvellent leur engagement à la préservation de la quiétude et de la paix dans la Cité.

Le Ministre a informé que le partenaire émirati continue son programme d’investissement qui laisse entrevoir une reprise rapide des activités de l’ex- Salguidia.

Au cours des débats, les observations essentielles ont porté sur (I) la nécessité pour les Ministères de l’Industrie et de la Justice de travailler de concert pour mettre en exergue et régler définitivement toutes les questions pendantes et (II) pour le Ministre de l’Industrie de donner des dates butoirs aux différents tenants actuels des terres afin de garantir le transfert du patrimoine cédé.

Au terme de l’exposé, le conseil a donné son soutien au Ministre et l’encouragé à poursuivre le processus de relance de Salguidia.

Le Ministre de la Pêche, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime a fait une communication relative à l’arraisonnement de deux navires pirates chinois en activité de pêche non autorisée dans l’espace maritime Guinéen.

Il a fait le point du rapport de la mission mixte de patrouille maritime effectuée par le Centre National de Surveillance, la Police des Pêches (CNSP) et la Marine Nationale, le 14 novembre 2020.

Le Ministre a indiqué que la mission mixte avait pour but de lutter et contre carrer la pêche illicite non déclarée et non règlementée (INN) dans l’espace maritime guinéen.

Le Ministre a informé que la mission était spécifiquement destinée à l’arraisonnement des navires pirates Yang Ming 8002 et Yang Ming 8032, en activité de pêche non autorisée dans l’espace maritime de la souveraineté de la République de Guinée.

Il a souligné que suite au contrôle effectué sur les deux navires arraisonnés, les constats suivants ont été enregistrés :

– L’absence de licences de pêche et d’Observateurs Maritimes guinéens à bord ;

– L’absence de permis de navigation et de certificat sanitaire guinéens à bord ;

– L’absence des matelots guinéens et de balises VMS guinéens à bord ;

– La Présence à bord de licences de pêche de Guinée Bissau et de journaux de pêche ;

– La Présence de 43 membres d’équipages dont 16 chinois et 27 africains de différentes nationalités à bord des 2 chalutiers.

Les captures selon les déclarations verbales des Capitaines sont estimées à 3.650 cartons de 20kg de poissons, toutes espèces confondues

Le Ministre a informé que les navires ont été déroutés et accostés à quai à la brigade des unités flottantes de l’Etat-major de l’Armée de Mer.

Au terme de l’exposé, le conseil a apprécié cette opération et encouragé à redoubler de vigilance pour protéger nos eaux territoriales contre la pêche illicite.

Au titre des Questions diverses,

Le Conseil a déploré les accusations de violation de droits de l’Homme proférées par l’ONG Amnesty International à l’encontre de l’Etat guinéen. Il a déploré le fait que de telles affirmations ne sont que la résultante d’investigations partiales menées exclusivement à charge et résultant d’une vision figée et une approche unidimensionnelle de la protection des droits de l’Homme et des peuples. Le Conseil a souligné que certaines ONG dont Amnesty International et Humann Right Watch aux pratiques tendancieuses en dénonçant systématiquement les seuls Gouvernements, conforte des opposants dans la conviction qu’ils sont affranchis de toute responsabilité dans la promotion des droits de l’Homme.

Le Conseil a soutenu que la situation actuelle de notre pays illustre opportunément ce déséquilibre : D’un côté, une organisation de la société civile associée à des acteurs politiques qui déclare et assume publiquement s’affranchir des lois et institutions de la République et qui se livre à des actes de violence assumés, de l’autre un Gouvernement qui a la responsabilité de préserver l’ordre public et qui s’astreint à le faire dans le respect des lois mais qui est seul paradoxalement interpelé par ces ONG.

Le Conseil a invité les Ministres en charge de la citoyenneté, de la Justice et de la Sécurité à organiser dans les meilleurs délais, une rencontre avec la presse publique et privée, afin d’édifier l’opinion nationale et internationale sur l’absence de fondement des accusations de certaines ONG qui sans jamais se rendre dans les pays concernés, se contentant de témoignages souvent subjectifs, émettent des jugements erronés sur la situation des Droits de l’Homme dans nos pays.

Avant de lever la séance, Monsieur le Président de la République a donné au Conseil de larges informations sur la situation nationale, africaine et internationale.

Le Conseil des Ministres

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

Lettre Ouverte

Lettre ouverte et plaidoyer auprès du du président, le Général d’armée Mamadi Doumbouya.

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À Son Excellence Monsieur le Président de la République de Guinée Général d’armée Mamadi Doumbouya

Excellence Monsieur le Président,

Permettez-moi, en préambule, de vous adresser mes vœux les plus sincères de santé, de clairvoyance et de plein succès pour l’année 2026.

Je tiens également à vous exprimer mes félicitations à la suite de votre élection à la magistrature suprême, issue du scrutin présidentiel du 28 décembre dernier. Cette échéance majeure a fait naître, au sein du peuple guinéen, un espoir profond : celui d’un État apaisé, juste, respectueux de la dignité humaine et résolument engagé sur la voie du retour à l’ordre constitutionnel.

Cependant, Excellence Monsieur le Président, cet espoir se trouve aujourd’hui fragilisé par une réalité préoccupante qui interpelle les consciences : la recrudescence des enlèvements, des kidnappings et, plus largement, des privations arbitraires de liberté sur l’ensemble du territoire national.

Ce phénomène, devenu récurrent, installe un climat de peur et d’insécurité incompatible avec les fondements mêmes d’un État de droit.

Aucune nation ne peut durablement se construire lorsque ses citoyens vivent dans l’angoisse permanente d’être arbitrairement privés de leur liberté. La gravité de ces actes appelle une réponse ferme, immédiate et transparente. Il en va non seulement de la sécurité des populations, mais également de la crédibilité de l’État et de la confiance que les citoyens placent dans leurs institutions.

L’histoire récente de plusieurs pays démontre que, là où ces pratiques ont été tolérées ou banalisées, les gouvernements ont par la suite éprouvé les plus grandes difficultés à contenir les enlèvements et les kidnappings, devenus de véritables activités lucratives pour des groupuscules sans foi ni loi.

Le fondement même de la justice, dans toute République digne de ce nom, réside dans la capacité à traquer et punir celles et ceux qui enfreignent les lois, mais toujours dans le respect strict des principes fondamentaux de l’État de droit. Faillir à cette exigence, c’est laisser libre cours à des dérives susceptibles de nous entraîner, à terme, dans une spirale d’insécurité, voire d’instabilité politique et institutionnelle.

Cette tribune se veut également un plaidoyer en faveur de la vérité, de la justice et de l’humanité.

La disparition de plusieurs figures politiques et citoyennes — parmi lesquelles Foniké Mengué, Billo Bah, Habib Marouane Camara, Sadou Nimagan — ainsi que la situation de nombreux détenus, demeure une source de profonde inquiétude nationale.

Le silence entourant leur sort alimente les tensions, nourrit les suspicions et inflige une souffrance durable aux familles concernées comme à l’opinion publique. Les proches de ces personnes, à l’instar de ceux d’Aliou Bah et de tant d’autres, ont un droit légitime et inaliénable : celui de savoir où se trouvent les leurs et de connaître la vérité sur leur sort.

Depuis plus d’une année, ces familles vivent dans l’attente, l’angoisse et la douleur, privées d’informations claires, officielles et rassurantes.

Excellence Monsieur le Président, permettez-moi une réflexion empreinte d’humanité.

Lorsque vous apparaissez en public aux côtés de votre épouse, Madame Doumbouya Lauriane Darboux, parfois accompagné de votre fils, l’image projetée est celle d’un foyer uni et protecteur.

Cette image, aussi respectable soit-elle, renvoie en miroir à la situation de nombreux enfants guinéens aujourd’hui privés de l’amour et de la présence de leurs pères, grandissant avec une question douloureuse et persistante : « Où est mon papa ? »

La libération de ces personnes, ou à tout le moins l’établissement clair, public et transparent de la vérité sur leur situation, constituerait, comme premier acte fort de votre septennat, un geste politique majeur, porteur d’apaisement, de réconciliation nationale et de respect des libertés fondamentales — valeurs universelles auxquelles aspire profondément le peuple guinéen.

C’est pourquoi j’en appelle respectueusement à votre sens élevé de l’État et à l’exercice des prérogatives que la loi vous confère, notamment votre pouvoir discrétionnaire de grâce. Un tel acte, posé dès les premiers temps de votre mandat, contribuerait significativement à la restauration de la confiance entre l’État et les citoyens.

Lors de votre prise de pouvoir le 5 septembre 2021, vous aviez déclaré que la justice serait désormais la boussole guidant la vie de la Nation. Vous avez aujourd’hui l’occasion historique de donner corps à cet engagement et d’inscrire votre mandat dans une dynamique de réconciliation durable.

L’Histoire retient les dirigeants non seulement pour leurs victoires électorales, mais surtout pour leur capacité à protéger les plus vulnérables, à garantir la justice et à faire prévaloir l’État de droit, même dans les moments les plus sensibles.

Permettez-moi enfin, en ma qualité d’agent de développement local, de formuler une réflexion relative à la gouvernance de nos ressources naturelles.

La Providence a doté la Guinée d’immenses richesses, patrimoine commun appartenant à l’ensemble du peuple guinéen. Or, force est de constater qu’une infime minorité en bénéficie réellement, au détriment de la majorité.

Je plaide à cet égard pour l’adoption d’une politique innovante de troc stratégique, consistant à échanger des ressources minières contre des infrastructures sociales de base : routes, ponts, écoles, universités, hôpitaux, centres de santé, centres de jeux et de loisirs, réseaux d’électricité et d’adduction d’eau potable — bref, les infrastructures essentielles au développement humain.

Une telle approche permettrait de réduire significativement la corruption, véritable cancer de nos États, et d’assurer que les richesses nationales profitent directement aux populations.

Cette politique pourrait être mise en œuvre par une entité mixte, composée d’experts reconnus et de citoyens patriotes à la probité irréprochable, sous la supervision d’un comité ad hoc, audité en permanence par l’Assemblée nationale et le Sénat.

Comme le rappelle régulièrement votre Ministre Directeur de Cabinet, Monsieur Djiba Diakité, le projet Simandou doit être pour la Guinée ce que le pétrole a été pour les pays du Golfe.

La politique évoquée ici pourrait constituer un levier concret pour traduire cette ambition en réalité.

Oui, cela est possible.
Oui, un pays aussi généreusement doté par la Providence doit permettre à ses populations d’être soulagées de nombreux fardeaux, à l’image de certaines nations du Golfe.

En espérant que cet appel citoyen retiendra votre haute attention et contribuera à ouvrir la voie à une Guinée plus sûre, plus juste et plus unie, je vous prie d’agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.

Diallo El Hadj Bowédjo
Citoyen guinéen résidant à Paris
Agent de développement local
Auteur de « La Douloureuse Traversée – Perspective d’une Afrique débarrassée du néocolonialisme »

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Guinée

Présidentielle du 28 décembre 2025 : la DGE publie les résultats provisoires globaux

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La Direction Générale des Élections (DGE) a rendu publics, le 30 décembre 2025, les résultats provisoires globaux de l’élection présidentielle
organisée le 28 décembre 2025 sur l’ensemble du territoire national.Ces résultats, susceptibles d’actualisation, portent sur 9 régions et concernent 23 398 bureaux de vote pris en charge sur 23 673,
soit 98,84 % de couverture.

Données générales du scrutin

Électeurs inscrits 6 768 458
Votants (listes d’émargement) 5 448 191
Votants (dérogations) 160 329
Total votants 5 608 520
Bulletins nuls 310 589
Suffrages valablement exprimés 5 297 931
Taux de participation  94,46 %
NB : Les chiffres ci-dessus sont repris comme données provisoires communiquées par la DGE et peuvent être mis à jour
à mesure de la remontée/validation des procès-verbaux et de l’examen d’éventuels recours.

Résultats par candidat (provisoires)

Candidat Parti Voix %
Mamadi Doumbouya GMD 4 594 262 86,72 %
Abdoulaye Yéro Baldé FRONDEG 349 129 6,59 %
Dr Faya Lansana Millimono Bloc Libéral 108 117 2,04 %
Hadja Makalé Camara FAN 84 175 1,59 %
Autres candidats 162 248 3,06 %

Des résultats encore provisoires

La DGE rappelle que ces chiffres restent provisoires et pourront faire l’objet de corrections ou d’actualisations après la prise en compte des derniers procès-verbaux et l’examen des éventuels recours, conformément aux textes en vigueur.

Les résultats définitifs seront proclamés par les instances compétentes après la validation finale du processus électoral.

Source : Direction Générale des Élections (DGE) – Données provisoires

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Lettre Ouverte

Lettre ouverte au candidat Mamadi Doumbouya (Tidiane Diallo – Citoyen)

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Monsieur le candidat Mamadi Doumbouya,

Puisque vous serez déclaré vainqueur de cette élection et que vous exercerez le pouvoir, comme vos prédécesseurs, jusqu’à ce que le destin ou l’histoire en décide autrement, permettez-moi, en tant que jeune citoyen profondément attaché à la Guinée, de vous adresser cette réflexion sincère et républicaine.

Sur l’apaisement national et la cohésion sociale

Après votre installation définitive, à l’issue de la cérémonie d’investiture devant les sages de la Cour suprême, au cours de laquelle vous jurerez à nouveau de respecter les textes fondamentaux de la République, votre priorité devrait être l’apaisement du climat social et politique.

La Guinée souffre aujourd’hui d’une fracture profonde de son tissu social, déjà fragile et désormais morcelé. Aimer ce pays ne doit pas se limiter à des discours ou à des slogans. Aimer la Guinée, c’est protéger son unité, refuser les divisions ethniques, politiques et sociales, et créer les conditions d’un vivre-ensemble durable. Sans cohésion sociale, aucune réforme ne peut prospérer.

Sur la composition du futur gouvernement

La mise en place d’un gouvernement doit répondre à un seul critère fondamental : la compétence. Il est impératif de constituer une équipe composée de cadres qualifiés, intègres et véritablement compétents, capables de concevoir, de piloter et d’évaluer des politiques publiques efficaces.

La Guinée n’a plus besoin de démagogues, de communicants sans vision ni de courtisans politiques. Elle a besoin de techniciens, de stratèges, de gestionnaires et de patriotes animés par l’intérêt général. Un gouvernement bâti sur le clientélisme et la loyauté personnelle, plutôt que sur la compétence, conduira inévitablement à l’échec.

Sur l’importance de la justice administrative

La justice doit être véritablement indépendante. La mise en place effective d’un ordre juridictionnel administratif constituerait un signal fort de rupture avec les pratiques du passé.

Depuis l’indépendance, la Guinée souffre de l’absence réelle du juge administratif. Or, la dualité de juridiction est essentielle dans un État moderne. La création de tribunaux administratifs, au moins dans chaque région administrative, permettrait :

  • de lutter contre les abus de pouvoir des autorités administratives ;
  • de protéger les droits et libertés fondamentales des citoyens face à l’administration ;
  • d’améliorer la qualité de la gouvernance publique ;
  • d’instaurer une culture de responsabilité et de légalité au sein de l’administration.

Dans un pays comme la Guinée, où l’arbitraire administratif demeure la règle, la justice administrative constitue un outil de régulation démocratique, de pacification sociale et de crédibilité institutionnelle.

Sur la militarisation de l’administration

Pour gouverner efficacement, il faut gérer et non commander. Je vous suggère de retirer les militaires placés à la tête de l’administration territoriale.

Les militaires sont formés à la discipline et au commandement, non à la gestion administrative, et encore moins à la conception des politiques publiques. Or, l’administration exige des compétences en planification, en coordination, en mise en œuvre, en suivi et en évaluation des actions publiques.

Les gouverneurs, préfets et sous-préfets issus de l’armée ne sont pas à leur place à la tête des circonscriptions territoriales et des collectivités locales. Ils doivent être retournés dans les casernes, qui constituent leur cadre naturel.

Il ne s’agit nullement d’un rejet de l’armée, laquelle est respectée et aimée par les Guinéens, mais d’une exigence d’efficacité. L’administration déconcentrée et décentralisée doivent être confiées à des administrateurs civils non politisés, formés à la gestion des affaires publiques, capables de dialoguer avec les populations et de comprendre les dynamiques locales.

Sur la liberté de la presse et les profils toxiques

Vous devez permettre la réouverture des médias fermés. Restreindre la liberté de la presse n’est pas une solution pour consolider l’État de droit.

Les démagogues et opportunistes qui vous entourent et vous encouragent dans cette voie sont profondément nocifs. Ils prospèrent dans la peur, la censure et la manipulation. Leur loyauté est conditionnée par leurs intérêts personnels. Ils flattent aujourd’hui et trahiront demain.

Un président qui gouverne avec de tels profils finit toujours isolé, mal informé et déconnecté de la réalité du peuple. La liberté de la presse, au contraire, constitue un outil d’alerte, de correction et de renforcement de l’État de droit.

Sur l’éducation nationale

Si vous souhaitez transformer durablement l’éducation nationale, vous devez organiser une conférence nationale inclusive réunissant enseignants, chercheurs, syndicats, parents d’élèves et experts indépendants.

Cependant, cette conférence doit être suivie d’actes concrets. Allouer au moins 25 % du budget national à l’éducation permettrait :

  • de revaloriser le statut des enseignants ;
  • de moderniser les infrastructures scolaires ;
  • de renforcer la formation initiale et continue ;
  • d’adapter les programmes aux besoins du marché du travail et du développement national ;
  • d’investir massivement dans l’enseignement technique et professionnel.

L’éducation est un investissement stratégique, et non une dépense. Vous devez impérativement changer de paradigme à ce sujet.

Sur les marchés publics et les infrastructures

Le respect strict du code des marchés publics doit être non négociable. Les infrastructures de mauvaise qualité résultent du favoritisme, du gré à gré et du copinage. Je vous suggère de :

  • renforcer les organes de contrôle indépendants ;
  • rendre publics tous les contrats et appels d’offres ;
  • sanctionner pénalement toute violation ;
  • privilégier la concurrence et l’expertise technique.

Pour conclure, je tiens à rappeler une vérité historique immuable : tout régime fondé sur la force, la violence et la restriction des libertés individuelles et collectives finit toujours par être vaincu, tôt ou tard.

L’histoire ne pardonne jamais durablement l’injustice.

À bon entendeur, salut !

Tidiane DIALLO
Citoyen

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