Par Alpha Amadou Diari Diallo, journaliste
Aujourd’hui, Le Lynx n’a pas besoin de compassion. Il a besoin d’actes.
C’est pourquoi une initiative citoyenne est lancée : acheter massivement le journal.
Un objectif clair, presque provocateur : un million d’exemplaires. L’argent collecté issu des ventes pourrait être réinvesti pour soutenir le journal.
Depuis la disparition de Souleymane Diallo, fondateur du Lynx, les hommages pleuvent. Les mots sont beaux, les messages sont émouvants, les souvenirs sont glorieux.
Mais soyons sérieux une minute.
Les hommages ne sauvent pas un journal.
Le Lynx n’a pas résisté à des régimes difficiles, à la censure et aux pressions pour finir victime de notre indifférence. Ce serait une insulte à son histoire.
Car la vérité est brutale : nous aimons applaudir les symboles, mais nous refusons de les soutenir.
Nous partageons des publications.
Nous écrivons « RIP ».
Nous racontons à quel point ce journal était important.
Mais combien d’entre nous l’achètent encore ?
Voilà le vrai débat.
Aujourd’hui, Le Lynx n’a pas besoin de compassion. Il a besoin d’actes.
C’est pourquoi une initiative citoyenne est lancée : acheter massivement le journal.
Un objectif clair, presque provocateur : un million d’exemplaires. L’argent collecté issu des ventes pourrait être réinvesti pour soutenir le journal.
Pas pour faire joli.
Pas pour faire du bruit.
Mais pour prouver que ce pays peut encore défendre ce qui compte.
À titre personnel, j’ai décidé d’acheter 100 exemplaires.
Ce n’est pas un sacrifice. C’est un minimum.
La vraie question est désormais collective :
Allons-nous laisser mourir ce que nous prétendons respecter ?
Allons-nous transformer un monument de la presse en simple souvenir nostalgique ?
Ou allons-nous, enfin, agir ?
Il ne sert à rien de pleurer demain sur la disparition du Lynx si aujourd’hui nous refusons de le sauver.
Cette fois, l’excuse ne tiendra pas.
Si Le Lynx meurt, ce ne sera pas la faute du temps.
Ce sera la faute des vivants.
#UnCitoyenUnLynx